Wingersheim : à la découverte du safran alsacien

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L’exploitation du safran demande beaucoup de temps et d’attention en raison de la fragilité des bulbes. ©Exploitation Gantzer

Connaissez-vous le Crocus Sativus, la fleur dont est extrait le safran ? Cela fait dix ans que Richard Gantzer et sa femme se sont lancés dans sa culture à Wingersheim. Cette plante qui ne fleurit qu’à l’automne pousse partout dans le monde, mais n’existe qu’en une seule variété. 

Le safran d’Asie est donc sensiblement le même que celui d’Europe ou d’Amérique. Sa récolte minutieuse consiste à prélever le pistil présent entre les longs pétales si caractéristiques de cette fleur. Ensuite vient l’étape du séchage, durant laquelle le pistil de safran frais perd jusqu’à 80% de son poids. Et le travail est dantesque : il faut 160 à 180 fleurs pour produire un seul gramme de safran. On comprend alors beaucoup mieux son surnom « d’or rouge ». Ce petit gramme est généralement vendu entre 30 et 40 euros aux restaurateurs ou en épicerie spécialisée. En tout, sur le site du Safran de Loess, à Wingersheim, ce sont environ 60 000 bulbes qui poussent sur 20 ares (0,2 ha). Et si vous souhaitez découvrir plus en détail le cycle de vie du safran, dont la production est plutôt rare dans la région (seulement 3 exploitants en Alsace), la famille Gantzer ouvre ses portes aux visiteurs jusqu’au 19 août.   

Réservation et renseignements : 03 88 21 46 92

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