Weitbruch – Vous reprendrez bien un bol de rire ?

Des ateliers d’aide aux aidants de la communauté de communes de la Basse-Zorn ont lieu toutes les semaines à Weitbruch avec la rigologue Sophie Parolini qui entend bien remettre de la joie dans leur vie quotidienne.

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La rigologue Sophie Parolini partage la joie et le rire avec les aidants./ ©SB

Les tables ont été poussées contre les murs du Millenium à Weitbruch, les masques sont tombés d’un commun accord, et les participantes à l’atelier de rigologie miment d’une main un X, de l’autre un O dans l’air : « Une chose est certaine, nous allons être ridicules, mais ça ne tue pas ! » s’amuse l’intervenante, Sophie Parolini. « On fait n’importe quoi », s’accordent les participantes, avant d’en rire franchement.

Alternative aux méthodes traditionnelles

En quelques minutes, le pari semble gagné. Les huit retraitées présentes ce jour viennent chercher « un anti-stress après la maladie », « une alternative aux méthodes traditionnelles pour sortir d’un deuil », ou simplement « essayer de rester joyeux malgré les événements qui plombent le moral ». Elles ont à domicile un parent âgé, un enfant autiste ou un proche handicapé. Odette se dit « optimiste et joyeuse, mais la vie fait qu’on oublie. Ces groupes sont bénéfiques pour les aidants, j’en suis ravie ».

La rigologue confirme : « Ça m’attriste qu’on perde le lien qui unit les humains, si je dis bonjour dans les transports en commun, on me regarde de travers ! Moi j’adore me mêler aux conversations, faire un compliment sur une jolie robe à une dame que je ne connais pas… » Suivant sa nature exaltée, Sophie Parolini découvre le yoga du rire lors d’un enterrement de vie de jeune fille, et se forme à partir de 2012 jusqu’à quitter son travail de chargée de clientèle.

La vibration fait du bien

Depuis cinq ans, la rigologie est devenue son métier, à laquelle elle ajoute « des outils personnels, comme les bols tibétains. Je termine les séances par un temps de relaxation, dont le point commun est la vibration : quand on rit, on vibre, comme les bols ». Avec son entreprise Déclencheur de bonheur, elle touche un large public « de 3 mois à 104 ans. J’étais en EHPAD ce matin, je vois des ados en MJC ce soir, c’est la richesse de mon métier ». « Offrir un moment de répit aux aidants, leur ôter la pression grâce au rire et à la bonne humeur » la rend joyeuse elle-même. S’il est recommandé de rire de 10 à 15 minutes par jour pour se faire du bien, les chiffres moyens en France sont tombés de « 20 min par jour en 1939 à une minute dans les années 2000 ! » d’après la rigologue. Pourtant, « 10 min de rire équivalent à 30 min de course à pied ». Alors, c’est parti pour le marathon !
Séances jusqu’à fin mars, inscriptions au 0390642550.

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