Une résidence d’étudiants pour imaginer la conserverie du futur

En octobre, des étudiants en design du lycée Le Corbusier à Illkirch ont investi la commune de Preuschdorf pour travailler sur les projets de territoires de la com com Sauer Pechelbronn. Objectif : imaginer et créer avec les acteurs locaux la conserverie de demain.

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Comment se nourrir, se loger et se déplacer en 2037 ? C’est sur ce thème qu’ont planché 24 étudiants de l’insituLAB pour imaginer la conserverie du futur.

Encadré par le Parc naturel des Vosges du Nord et la communauté de commune Sauer-Pechelbronn, cette résidence étudiante a permis d’engager des réflexions sur l’ensemble des techniques et des moyens utiles à la mise en conservation des aliments. Les étudiants en design d’espace et design graphique ont pour vocation de travailler directement sur place, « in situ » : « En travaillant directement sur place, on se rend compte des usages, des formes que les projets vont prendre », explique Cécilia Gurisik, designer et enseignante. Depuis quelque temps, la com com Sauer Pechelbronn a engagé une réflexion sur une nouvelle approche de son territoire, et notamment la question des circuits courts. « Progressivement est arrivée l’idée de la conserverie et les étudiants ont commencé à plancher sur une modélisation pour l’adapter au territoire », retrace la professeure. Des étudiants avaient commencé à plancher sur la question dès le printemps dernier, mais sans pouvoir se rendre sur le terrain, Covid oblige.

Des projets aboutis

Très rapidement, les études des apprentis designers ont abouti à une forme, le « S’Bocal ». « Il s’agissait de donner une identité graphique à nos idées. Pendant une semaine on a prototypé ce qu’on pourrait trouver dans une conserverie », complète Cécilia Gurisik. Au cours d’ateliers pratiques et de rencontres, les étudiants ont eu l’occasion de travailler avec des CM1 d’écoles environnantes.

Lors de la restitution du 16 octobre, les jeunes designers ont présenté leurs travaux sous forme de fiction : « C’est un outil qu’on utilise pour que le public puisse se projeter », explique Cécilia Gurisik. Certains travaux vont continuer à être portés au cours de l’année en vue de l’obtention du diplôme, et des projets, comme celui d’un four à pain, intéressent déjà certains élus.

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