Un régiment unique

Trois unités du Commandement de Renseignement se situent en Alsace du Nord. Parmi elles, le 2e Régiment de Hussards qui a défilé récemment dans les rues de Hoerdt ou de Haguenau. Mais de quoi s’agit-il ?

0
146
Passation de commandement entre le capitaine Franck quittant le commandement et le capitaine Ludovic le prenant, à Hoerdt. 9e escadron « Montereau » du 2e régiment de Hussards

Ces derniers jours, les Nord-Alsaciens ont pu apercevoir, voire assister à plusieurs cérémonies militaires. Le 18 juin par exemple, au Monument aux Morts de Brumath, s’est déroulée la passation de commandement du 7e escadron « Blangy » du 2e régiment de Hussards du camp d’Oberhoffen, entre le capitaine Nicolas quittant le commandement et le capitaine Noël, le prenant.

Un peu plus tôt, le 13 juin 2019, c’est à Hoerdt que le 9e escadron «Montereau» s’est donné rendez-vous pour la passation de commandement entre le capitaine Franck et le capitaine Ludovic. À chaque fois, la cérémonie s’est clôturée par un défilé devant les autorités civiles et militaires.

L’Alsace, terre militaire

On le sait, l’Alsace est une terre militaire historique sur laquelle se trouvent aujourd’hui des unités uniques en France. Progressivement, plusieurs groupes de la Brigade de Renseignement (aujourd’hui Commandement du Renseignement) sont arrivés. Créé en 2016, ce commandement est installé à Strasbourg et encadre 4500 hommes et femmes en 2018 au sein de dix unités. À Haguenau, on retrouve le 2e régiment de Hussards, le 54e régiment de Transmissions et le 28e Groupe Géographique. Alors qu’est-ce que le 2e régiment de Hussards, dont les hommes et femmes défilent beaucoup ce mois-ci ?

Le 2e régiment de Hussards

Lui aussi est historiquement alsacien puisqu’il a été créé en 1735 à Strasbourg. Il est aujourd’hui stationné dans le Quartier Estienne du Camp d’Oberhoffen à Haguenau. Sa mission consiste à renseigner sur les arrières de l’ennemi par le biais d’observations discrètes, de reconnaissance, surveillance et entretiens spécialisés, de gestion de contacts et d’interrogations de personnes capturées.

Les patrouilles peuvent être engagées à plusieurs centaines de kilomètres de leur base et ont déjà été appelées en Afghanistan, au Liban, au Mali, par exemple. Grâce à leur matériel d’observation et de transmission à longue distance, ainsi que leur matériel informatique et optique (entre autres), les patrouilles de recherche profonde s’infiltrent de nuit, recueillent et transmettent toutes les informations récupérées à d’autres unités.

Ce régiment est composé de dix escadrons, dont six de recherche du renseignement. « Noblesse oblige, Chamborant autant » est sa devise.   

Les personnes intéressées par une carrière dans cette unité trouveront plus d’informations sur www.sengager.fr ou en prenant un rendez-vous avec le CIRFA de Strasbourg.