Un champion nommé Nowak

A chaque niveau ses champions. Le Seltzois de toujours Maxime Nowak vient d’être sacré champion du Bas-Rhin 3e série, après un parcours bluffant et sept victoires de rang.

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Maxime Nowak partage son temps entre son club de Seltz (ici avec Daniel Hautenschild et Laurent Fischer) et son entraîneur à Bischwiller Florent Walter. / ©Documents remis

Maxime Nowak était 15/1 à 17 ans. Plutôt pas mal. Et des vues sur cette fameuse 2e série. Avec les études, le nombre de tournois disputés est restreint et ne permet à Maxime que de vivoter entre 15/2 et 15/1. Bien, mais peut mieux faire. « Cette fois, j’en ai terminé avec les études, alors j’en profite », raconte le jeune homme qui partage son temps entre son club de toujours du TC Seltz et les courts de Bischwiller où il progresse avec la légende du coin, Florent Walter. Dans un coin de sa tête, cette promesse qu’il s’était faite à lui-même, enfant : « Je me suis toujours dit, si t’as un objectif dans la vie, c’est de monter 2e série. Même 15, ça m’irait. » 

La main chaude

En attendant, sur sa route, il y avait les championnats du Bas-Rhin 3e série, avec pas mal d’inscrits, et un ou deux matchs par week-end. « J’ai quand même dû aligner sept victoires pour aller les chercher ! Quatre 15/1 et trois 15/2. J’ai bien géré mes matchs, j’ai bien servi, aucun set perdu, très peu de breaks concédés. Je ne m’y attendais pas du tout parce que t’es jamais à l’abri de tomber sur un ancien 2e série qui te balade… » 

Finalement, sur la lancée de ses beaux parcours à Schiltigheim (cinq victoires) et Lampertheim (quatre victoires), Maxime Nowak, 24 ans, va écrire une jolie petite ligne à son palmarès. « C’est un peu une récompense, mais je ne l’ai pas particulièrement fêté. Le TC Seltz a mis un petit truc sur Facebook, c’est sympa. » 

Le Seltzois d’origine, qui habite à deux minutes de son club – qu’il n’a pour ainsi dire jamais quitté – a débuté à 7 ans. Maxime se décrit lui-même comme un « joueur plutôt offensif. Je suis assez grand, assez carré, j’aime aller vers l’avant, frapper fort, chercher les points. » Quand il est en confiance, forcément, ça peut faire mal. 

Place désormais à la finale régionale, à Nancy, avec les autres vainqueurs des départements du Grand Est, avant, pourquoi pas d’aller disputer une finale nationale. Autant en profiter, parce qu’en passant 2e série, ce sera forcément beaucoup plus compliqué. « Mais ça fait 8-9 ans que j’entends que j’ai le jeu pour passer 2e série, mais quand t’y arrives pas, ça fout les boules. » En attendant, lui, il est champion du Bas-Rhin.