Uberach – La mousse prend à tous les coups

Les 25, 26 et 27 juin, à l’occasion de la moisson des brasseurs organisée par l’association des brasseurs de France, la brasserie d’Uberach a ouvert ses portes pour présenter son processus de fabrication.

178
Éric Trossat

Depuis sa fondation en 1999, la brasserie d’Uberach exporte sa carte dans les quatre coins de la région et organise régulièrement des visites de ses locaux. Alors durant les trois jours de l’événement, le quotidien du patron Éric Trossat et de ses deux brasseurs ne change pas vraiment. « Ce qu’on fait, généralement, c’est qu’après avoir parlé rapidement de l’histoire de la brasserie, on met les visiteurs devant les machines… Et la mousse prend à tous les coups ! Ils sont très curieux et on apprend toujours des leçons, des petites expériences de chacun » explique Hugo, brasseur depuis 2019.

De l’orge, de l’eau, de la levure et du houblon… que demander de plus ?

15 jours de travail pour 15 minutes de plaisir

De l’agriculteur qui récolte la céréale à l’embouteillage, le précieux liquide passe par 6 à 7 étapes, plutôt simples, mais qui demandent pourtant un haut degré de précision et quand on visite la brasserie, on ouvre grand les yeux et les narines: le concassage, l’ébullition, la fermentation, la garde ou la mise en bouteille. Mais il ne suffit pas de le dire… Il faut le faire. Le tout met quinze jours à prendre forme, en comptant les différentes phases de « repos » nécessaires pour que les enzymes et les levures fassent leur œuvre. Entre l’ébullition – moment où le houblon aromatise la bière – et la fermentation, le liquide passe de 90 à 20°. Puis une semaine en bouteille achèvera de faire chuter la température de la bière à 4°, avant qu’elle soit vendue en direct à la boutique, dans les restaurants, dans les bars ou les grandes surfaces locales. À la brasserie d’Uberach, ce sont minimum 500 000 litres qui sortent de l’usine chaque année.

Un marché en perpétuelle progression

« On peut presque tout faire dans le domaine brassicole. Mais quand les gens pensent Alsace, ils pensent Kronenbourg et Meteor », déplore Éric Trossat, le patron. La consommation n’est pas très forte en France et pourtant, depuis trois ans, le pays est le premier producteur d’Europe grâce à la multitude de micro-brasseries que compte le territoire. Elles sont environ 80 en Alsace et le patron l’annonce : « Dans les prochaines années, la bière pourrait devenir la boisson de référence, devant le vin et les spiritueux. »  

CONTENUS SPONSORISÉS