Triumph 2500 Rocket III, séquence émotion

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Triumph n’est pas du genre à rentrer dans le rang. Le dandy anglais est un insoumis dans l’âme. Alors que l’époque est à la fin des carburants fossiles, à la restriction des appétits et à l’extinction des passions, le joyau de la couronne britannique prend une nouvelle fois tout le monde à contrepied en offrant à sa Rocket une nouvelle version qui repousse encore les limites de la démesure.

La belle et la bête

Dès le premier regard, la Rocket 3 donne le ton. La Xdiavel de Ducati était jusqu’alors la référence dans le domaine des customs bodybuildés, la Triumph frappe plus fort. Tout transpire la force, la puissance. La Rocket 3 est une boule de nerfs et de muscles, de chair et d’os. Immédiatement, l’Anglaise institue un rapport charnel. Les finitions, comme toujours chez Triumph, sont de haute tenue. 

À bord, l’accueil est plaisant, mais il ne faut pas avoir peur de maîtriser un engin imposant, impressionnant. Comme toujours, les apparences sont trompeuses. Une fois en ordre de marche, le monstre se conduit… comme un vélo ! Les accélérations sont assurées mais douces, la bête se montre étonnamment prévenante avec son pilote, docile. Certes, la Rocket 3 n’aime pas les petits espaces étriqués, les embouteillages ou les enchaînements d’épingles, mais elle fait contre mauvaise fortune bon cœur. Ses 300 kg se font vite oublier. C’est bien sûr quand l’horizon se dégage à perte de vue que la Britannique brille. Ses 185 ch (en version TFC) se déploient avec majesté. Le 3-cylindres de 2 500 cm3 pousse fort. 

L’équipement est également royal, avec un arsenal d’assistances électroniques pléthorique (plusieurs modes de conduite, traction control, cruise control, écran couleur TFT, ABS, freinage couplé avant et arrière… ) et un partenariat exclusif avec GoPro. Vendue 22 500 €, la Rocket III est donc une moto à part dans le paysage actuel qui affirme son caractère bien trempé tout en prenant grand soin de son pilote.  

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