Bouxwiller : Tout le monde peut planter sa petite graine

Depuis quelques semaines, les jardiniers de Bouxwiller et alentours peuvent collaborer grâce à la toute nouvelle « grainothèque » ! On vous explique le principe de ce potager collaboratif, mais chacun chez soi.

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Une description assez précise est demandée aux déposants. ©Ville de Bouxwiller

Le jardinage, à Bouxwiller, c’est presque une tradition. Quand le château était encore château, on trouvait dans le bourg de vastes jardins d’agrément ainsi qu’un «énorme potager seigneurial» pour reprendre les termes de la Ville. Tout ceci a disparu, mais génération après génération, on a gardé ici ce goût du légume planté soi-même. Pour aller dans ce sens de la culture des cultures, Bouxwiller a confié à l’association « Les Jardins du Château – Kichergärte » le soin de mettre à disposition, au musée du Pays du Hanau, une grainothèque. Christophe Kilian en est le président : « C’est comme une bibliothèque de rue, où l’on vient prendre ou déposer un bouquin. Là, on vient chercher les graines que l’on veut. » Et en déposer.

Des plants forcément adaptés au climat 

Tout l’intérêt réside dans l’aspect participatif et « artisanal » de la chose. Les graines hybrides, et issues du commerce sont proscrites. Mais si vous trouvez que vos plants de courgettes sont incroyables, et que vous voulez en faire profiter les autres, vous mettez des graines dans un sachet, et hop, dans un casier ! « On va retrouver pas mal de graines de fleurs, mais aussi des choses particulières comme d’anciennes variétés », poursuit Christophe. « Il suffit d’être assez clair dans la description de la plante. Les graines de tomates sont assez faciles à récupérer, mais il y a énormément de sortes. » 

La grainothèque n’en est qu’à ses « balbutiements. On va essayer de la faire connaître, parce que s’il n’y a que trois personnes qui s’en servent, ça ne sert à rien. » L’autre intérêt, c’est que si ça pousse chez le voisin, ça devrait pousser chez vous ! Il ne s’agira en effet que de plantes que l’on peut presque qualifier d’autochtones. Pas de manguier ou de bananier par exemple. « Et pourquoi pas ?», rigole Christophe Kilian. « En 30 ans, on voit que les plants d’artichaut, maintenant, ça tient. On voit aussi que de plus en plus de personnes récoltent de beaux melons. Bon, c’est encore compliqué pour les orangers ou les bananiers… » Le réchauffement climatique n’a pas dit son dernier mot.  

Note : Grainothèque en accès libre à l’accueil du Musée du Pays de Hanau, aux heures d’ouverture.

Une description assez précise est demandée aux déposants / ©ville de bouxwiller

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