Suzuki Vitara hybride, l’anguille électrique

Grâce à ses modèles hybrides, Suzuki est revenu dans les bonnes grâces du public. Poursuivant sur sa lancée, l’enseigne propose à présent une nouvelle motorisation basée sur une hybridation légère.

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Après quelques années de disette et de crise, Suzuki retrouve le chemin du succès. La firme japonaise a en effet enregistré d’excellents résultats en 2019, flirtant même avec son record historique de 2007. Avec 31 492 véhicules écoulés en France, l’Anguille a terminé l’année passée sur une croissance de 14 %, là où le marché ne grimpait que de 2,3 %. Le coup de maître de Suzuki aura été d’avoir fondé sa forme retrouvée sur des choix forts, comme la suppression du diesel de son catalogue en 2018. Un modèle sur quatre vendus est désormais hybride. Pour continuer sur cette belle lancée, le constructeur nippon commence 2020 sur les chapeaux de roues. Le S-Cross et le Vitara vont en effet étrenner une nouvelle motorisation basée sur une hybridation légère.

Un SUV bien sous tout rapport

Pour mémoire, le Vitara est un crossover compact qui a bien compris que le style baroudeur faisait toujours autant recette. Il convient, en ce sens, de rappeler que pour être considéré comme un SUV pure souche il est nécessaire de proposer la transmission intégrale, ce que de nombreux concurrents ont un peu oublié. Le Vitara, lui, ne fait pas l’impasse sur ce critère important. Sur son segment, il est ainsi le seul à pouvoir s’enorgueillir d’être un véritable pur-sang. Pas étonnant, alors, que le style soit à l’avenant : l’ensemble n’essaie pas d’en mettre plein la vue avec des lignes aguicheuses, mais la proposition reste séduisante, sincère. Le restylage opéré l’an passé a permis au Vitara de se rapprocher de la concurrence, avec, notamment, une calandre plus démonstrative et un bouclier moins discret.

À l’intérieur, les efforts consentis également l’an passé paient. La présentation est plus cohérente, plus lisible. La qualité perçue s’est hissée au niveau des bonnes productions occidentales, comme le montrent les inserts de chrome, les garnissages moussés ou encore l’écran central qui atteint désormais une taille décente. Le Vitara demeure un SUV qui vise un large public grâce à son rapport qualité/prix particulièrement favorable. L’habitabilité est excellente même si, malgré ses apparences de grand aventurier, ce modèle n’est pas plus volumineux que ses concurrents (4,18 m de long). Les designers n’ont pas souhaité sacrifier l’espace à vivre sur l’autel du design. À l’arrière, les grands gabarits seront à leur aise. Même la place centrale n’est pas inconfortable. Le coffre de 345 l se situe dans la bonne moyenne de la catégorie, même s’il ne se rabat pas totalement à plat. L’équipement est riche, avec, par exemple, l’alerte de franchissement de ligne avec aide à la correction de trajectoire, la reconnaissance des panneaux de signalisation et le régulateur de vitesse adaptatif.

L’électricité à la rescousse

Comme l’ensemble du catalogue Suzuki, le Vitara a placé son siège dans le sens de l’époque. Très tôt, le SUV a tourné le dos au diesel pour ne proposer que des versions sans-plomb, notamment avec l’excellent 1 l Boosterjet Allgrip 111 ch (18 390 €). En ce début d’année, il se met à l’hybridation légère. C’est le 1,4 l Boosterjet de 140 ch qui (re)vient à la rescousse. Il perd quelques chevaux dans ce grand retour puisqu’il déploie désormais 129 ch et 235 Nm de couple. C’est le petit bloc électrique de 13,5 ch (10 kW) qui vient compenser cette perte de puissance et ajouter 50 Nm de couple supplémentaire. La batterie a une petite capacité de 8 Ah. Juste ce qu’il faut pour donner un petit coup de boost au moteur thermique quand celui-ci en a le plus besoin. Les accélérations sont plus franches et, surtout, les consommations sont revues à la baisse.

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