Strasbourg : lutter contre la drogue du violeur

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©DR

Sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, les témoignages se multiplient. Plusieurs femmes disent avoir été droguées à leur insu dans des boîtes de nuit strasbourgeoises. L’association Ru’Elles, qui lutte contre le harcèlement et les violences sexistes, a recueilli une trentaine de témoignages. Les membres de l’association ont annoncé dans un communiqué travailler à la réalisation d’un dossier de signalement auprès du Procureur de la République, afin d’accompagner les victimes qui le souhaitent dans leurs démarches juridiques.

Selon la police du Bas-Rhin, « une seule plainte a été déposée récemment (par une victime de sexe masculin) faisant état d’une suspicion d’administration de substance nuisible. » Et au total seules quatre plaintes ont été déposées dans les services de police du Bas-Rhin sur ces cinq dernières années. Les associations strasbourgeoises Ru’Elles et Dis Bonjour Sale Pute ont pour objectif de travailler avec les bars et clubs pour mettre en place des actions de sensibilisation et de lutte.

Face au GHB, surnommé « la drogue du violeur », la prudence reste de mise. Presque impossible à détecter dans le verre, puisqu’elle ne modifie ni le goût, ni l’odeur, ni l’aspect de la boisson, cette drogue provoque trous de mémoire, absences, vertiges, état second voire perte de conscience. Elle peut être utilisée par des personnes malveillantes pour agresser des victimes.

En cas de doutes, n’hésitez pas à vous faire dépister rapidement. Le GHB n’est détectable qu’une douzaine d’heures dans l’organisme.

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