Sportif et artistique à la fois !

Le club d’escrime de Haguenau propose une double activité : la partie sportive « traditionnelle » et une section artistique, où les licenciés proposent des spectacles, entre mousquetaires du roi, et combats au sabre laser.

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Essayons de donner une description affûtée de l’escrime : sport sous médiatisé pourtant pourvoyeur de médailles olympiques à ne plus savoir qu’en faire. Oui, la France est une nation majeure. Oui l’Alsace sait tirer son épingle du jeu, avec plusieurs grands tireurs (justement) comme Vincent Anstett ou Charlotte Lembach. Et oui, l’escrime est une discipline plus vivante que jamais ! « À Haguenau, on est autour des 60, 65 licenciés », note le président Christian Frison. « C’est pas mal ! » Au niveau des résultats, c’est pas mal aussi : « On a des champions du Bas-Rhin, d’Alsace, du Grand Est… Dans les tournois, que ce soit les jeunes ou les moins jeunes, on place régulièrement des tireurs sur les podiums. »

Un peu dans l’ombre des grands clubs comme Strasbourg, le club haguenovien se bouge pour exister. « On va dans les écoles, on participe à l’opération loisir-évasion… On a aussi monté il y a cinq ans la section artistique. »

Artistique ? Forcément, ça m’intéresse. « Ils sont une dizaine, et ils font des spectacles, des saynètes, avec des combats comme on peut voir à la TV, que ce soit des mousquetaires, des pirates, ou même au sabre laser. » Les artistes du fleuret (ou de l’épée), ont ainsi réalisé une démonstration lors d’une avant-première de Star Wars au Megarex. De quoi susciter des vocations ? Pas sûr. Le point d’orgue, quoi qu’on en dise, ce sont les Jeux olympiques, quand la France de l’escrime brille de mille feux sur les écrans de France Télévisions. « L’effet JO est très important ! En 2016, on est montés jusqu’à 77 licenciés, on n’avait jamais vu ça. On a fait des licences jusqu’en décembre. »

Une belle discipline pour canaliser les enfants

Avant le retour à un chiffre plus conforme à la moyenne, où les jeunes se succèdent. « Chaque année, on a une quinzaine de jeunes qui arrête, et une quinzaine d’autres qui arrive. C’est l’âge où ils essayent des sports, certains restent, d’autres non. On les prend dès 6 ans. » Question cruciale : comme pour les chasseurs, qu’est-ce qui fait un bon tireur ? « L’attention, le respect, la discipline. C’est très intéressant pour les enfants qui ont du mal à se canaliser. Il y a beaucoup de notions à intégrer, mais à côté de ça, beaucoup de convivialité. Les plus anciens aident les plus jeunes, il y a un vrai côté transmission, c’est agréable. Et puis il y a un respect de l’enseignant et des autres tireurs, ça aussi, c’est important. » Le propre fils de Christian a profité des bienfaits de l’escrime, lui qui « partait dans tous les sens ».

Le club d’escrime d’Haguenau a récemment organisé une grande rencontre à l’échelle du Grand Est, avec 150 tireurs, uniquement sur du fleuret. « On est satisfaits, aussi bien de l’organisation que des résultats. Maintenant, on va pouvoir préparer le grand tournoi du mois de mai. » On en reparlera, bien sûr.   

Contact et infos : escrime-haguenau.com