SMITOM de Haguenau-Saverne : modernisation en cours

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Usine de Valorisation Energétique de Schweighouse-sur-Moder.

Chargé du traitement des déchets de 230 000 habitants, le Syndicat Mixte de Traitement des Ordures Ménagères de Haguenau-Saverne (SMITOM) vient d’engager d’importants travaux de modernisation de son Usine de Valorisation Energétique de Schweighouse-sur-Moder.

Construite en 1990, l’UVEOM (Usine de Valorisation Energétique des Ordures Ménagères) de Schweighouse-sur-Moder traite les déchets des 158 communes de la Région de Saverne, de la Communauté d’Agglomération de Haguenau, et des Communautés des Communes de la Basse-Zorn, du Pays de la Zorn et du Pays Rhénan.

Parmi les 120.000 tonnes de déchets qu’il prend en charge, 39.000 sont valorisées en énergie à l’UVEOM, 72.000 sont recyclées en carton, plastique, verre, compost, panneaux bois, et seulement 7.300 tonnes sont enfouies, une part que le SMITOM tente de réduire chaque année.

Moins de déchets par habitant

« En 2012, la mise en place de la redevance incitative a poussé les habitants à moins jeter et à mieux trier » explique Christian Hey, Directeur Général du SMITOM. En effet, en peu de temps, le poids de leurs déchets a diminué de 40%. « Cela nous permet donc de traiter 29.000 tonnes de déchets de communes voisines du nord du Bas-Rhin, du Kochersberg, du Pays de Sarrebourg et, provisoirement, d’une petite partie du nord de l’Eurométropole, sans augmenter notre capacité ».

Désormais baptisée EVAN (Energie et Valorisation Nord Alsace), l’usine a pour principale mission  de fabriquer de l’énergie. En plus de s’auto-suffire, elle alimente notamment la papeterie CENPA et la chocolaterie Mars grâce à la vapeur qu’elle produit, fournit du chauffage à l’entreprise Schaeffler, et transforme le reste en électricité qu’elle revend à Electricité de Strasbourg. Depuis sa construction, de gros travaux sont réalisés tous les 15 ans environ. Les travaux de modernisation, prévus d’octobre 2018 à juillet 2019, visent essentiellement à améliorer le rendement énergétique et à sécuriser et faciliter l’exploitation, pour un budget de 20M€ HT.

Un rendement énergétique proche de 100%

« A l’heure actuelle, la récupération de la chaleur produite par l’incinération des déchets atteint près de 80% » poursuit Christian Hey. Un excellent chiffre selon lui, qui va encore être augmenté grâce aux travaux. « Il atteindra près de 100%, puisqu’il y aura moins de fuite de chaleur. D’autre part, même si les rejets atmosphériques sont nettement inférieurs aux normes européennes, le traitement des fumées sera remplacé intégralement par un procédé utilisant moins d’eau, et qui permettra encore d’abaisser ces émissions ». Un nouveau bâtiment, accolé à l’existant, accueillera les nouveaux équipements pour permettre de réduire la durée d’indisponibilité de l’usine pendant les travaux. « L’usine ne sera arrêtée qu’un mois et demi à partir 1er mars, à la fin de la période de chauffe, et redémarrera aux alentours du 21 avril ».  Mais Christian Hey insiste : « Il n’y aura aucune augmentation de la capacité de traitement de l’usine ».

Des visites et une circulation sécurisées

L’usine a l’habitude d’accueillir des groupes de visiteurs et des scolaires, afin de les sensibiliser au sujet des déchets, du tri et du recyclage. Un circuit de visite intérieur et sécurisé va être mis en place, ainsi qu’une passerelle vitrée et deux espaces pédagogiques. Les visiteurs pourront parcourir l’usine dans un circuit de visite fermé et protégé. De plus « la circulation sur le site sera totalement modifiée pour que camions et voitures ne se croisent plus, et les conditions de travail dans l’usine se verront largement améliorées par ces travaux, mais aussi par la création de nouveaux locaux sociaux » conclut C. Hey.

Environ 20 entreprises, pour la plupart de la région, sont concernées par ce chantier.