Skoda Octavia 4, retour vers le futur

Skoda est l’un des constructeurs les plus dynamiques de ces dernières années. La firme tchèque enchaîne les sorties réussies. Après lui avoir fait quelques infidélités avec des élégants SUV, il est temps pour la filiale du groupe Volkswagen de s’occuper de nouveau de sa berline phare, l’Octavia.

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Skoda a frappé un grand coup en sortant tour à tour trois vaillants SUV, le Karoq, la Kodiaq et le Kamiq. Le constructeur tchèque n’en oublie pas pour autant les fondamentaux. Malgré le tsunami des crossovers, sa berline Octavia demeure son best-seller.

La belle représente à elle seule quelque 400 000 ventes dans le monde par an. Sa version Combi, qui attire 70 % des acheteurs, est tout simplement le break le plus vendu en Europe. Celle qui vient de fêter ses 60 ans de carrière ne pouvait décemment pas rester sur le bord de la route.

Le grand bond en avant

Lors de son apparition en 1959, l’Octavia n’était qu’une petite berline compacte. Les temps ont bien changé. Nous sommes face, aujourd’hui, à une statutaire routière familiale qui s’étend sur 4,70 m, soit 2 cm de plus que la génération précédente. C’est une poignée de centimètres de moins que la Peugeot 508. Il n’y a pas que la taille qui rapproche ces deux modèles. Esthétiquement, Skoda s’est en effet davantage inspiré de la grande lionne que des autres productions du groupe allemand. On peut trouver pire modèle… Le montant arrière, par exemple, s’enfonce loin vers la malle. Les flancs modelés, le capot qui retombe rapidement ou encore cette silhouette de faux coupé lui offrent un dynamisme indéniable et une élégance naturelle. Les petits feux qui remontent en s’affinant finissent de lui conférer un surmoi sportif. La calandre est quant à elle directement hérité du Kamiq GT qui a fait ses débuts en Chine. À noter que l’on peut disposer des feux à Led dès les premiers niveaux de finition et que le système matriciel, qui permet de rester en plein phare sans éblouir les autres usagers, est disponible en option.

À l’intérieur, les améliorations sont encore plus flagrantes. Fini l’architecture archaïque en T, directement héritée des années 90. La Scala avait lancé le changement d’époque, l’Octavia transforme l’essai avec brio. La présentation, très horizontale, se fait plus aérée. L’écran tactile et l’instrumentation digitale, assez impressionnante, parachèvent le passage dans l’ère moderne. Petit bémol pour les allergiques au tactile, une grande partie des commandes disparaissent et se trouvent déportées au sein du système d’info-divertissement. Celui-ci est assez intuitif, mais pas forcément des plus simples à utiliser.

On découvre avec bonheur un tout nouveau volant, bien plus élégant, à l’image des matériaux utilisés dans l’habitacle. Certains petits détails, comme ces pointes d’aluminium sur le volant et près du levier de vitesse de la boîte DSG, peuvent faire rougir la dernière Golf 8. L’affichage tête haute fait partie des options. L’habitabilité a toujours été l’un des grands points forts de l’Octavia. C’est encore ici le cas. Les passagers arrière sont dans un grand salon roulant. Mieux, le volume du coffre grimpe encore et atteint 600 l pour la berline et 640 l pour le break.

Une hybridation légère au menu

L’Octavia pioche dans la banque d’organes du groupe. Les ingénieurs ont eu la main heureuse puisque l’on retrouve les nouveaux blocs à hybridation légère apparus sur la Golf. Lorsqu’on choisit la boîte DSG7, une petite batterie de 48 V vient prêter main-forte au moteur dans les phases les plus gourmandes en énergie. Les blocs 1 l TSI 110 ch et 1,5 TSI 150 ch disposent de cette technologie capable de récupérer l’énergie au freinage, avant de la réinjecter en cas de forte demande. On retrouve aussi le 2 l TSI 190 ch (boîte à double embrayage à 7 rapports et transmission intégrale). L’hybride rechargeable n’est pas en reste avec deux versions basées sur le 1,4 TSI : l’une de 204 ch, l’autre de 245 ch. Côté diesel, ce sont trois itérations du 2 l TDI EVO offrant 115, 150 et 200 ch qui officient. Enfin, pour compléter un catalogue d’une rare richesse, un modèle GNV sera disponible.

Skoda n’a pas encore révélé les tarifs, qui seront certainement dévoilés à Genève en mars, juste avant l’arrivée en concession. La montée en gamme indéniable devrait se faire sentir et les prix, débutant aujourd’hui aux alentours de 21 000 €, devraient flirter désormais avec les 23 000 €.