Site internet : Comment choisir un nom de domaine et l’enregistrer ?

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Le nom de domaine – l’adresse d’un site internet – est aujourd’hui capital dans la stratégie digitale d’une entreprise et il constitue un outil d’identification primordiale pour elle. Composé d’un préfixe (www.), d’un radical (le nom du site) et d’une extension (.fr, .org, .com…), il doit être choisi avec soin, puis enregistré et réservé dans les règles. Voici un rappel de tout ce qu’il faut savoir en la matière, à l’heure où trop de petites et moyennes entreprises ne disposent pas encore de ce sésame indispensable qu’est un site web.

Choisir un nom de domaine

Un nom de domaine est composé d’un radical qui doit être facilement mémorisable et en lien avec l’entreprise, ainsi que d’une extension qui doit être sélectionnée selon sa stratégie commerciale.

Commencer par choisir un radical

Élément déterminant du nom de domaine, le radical doit être simple et facilement mémorisable par les internautes. En outre, il doit avoir un lien direct avec l’entreprise. Vous pouvez ainsi reprendre votre nom, celui de son créateur ou encore évoquer ses activités, ses savoir-faire ou ses valeurs. Il vous est aussi possible de créer de toutes pièces un radical, mais il ne faut pas oublier qu’il existe dans l’entreprise un certain nombre d’appellations qui peuvent évidemment être choisies comme nom de domaine. Il en est ainsi des noms commerciaux et des marques.

D’un point de vue très opérationnel, un nom de domaine doit comporter entre 2 et 63 caractères. Les caractères admis sont les lettres de l’alphabet latin, les chiffres et le signe « – » (excepté lorsqu’il est placé au début ou à la fin du radical). Quant aux espaces, signes de ponctuation et caractères spéciaux, ils ne peuvent pas être utilisés.

Puis choisir une extension

Une fois le radical trouvé, vous devez opter pour une extension. Ces extensions peuvent être regroupées en trois grandes catégories :

– les extensions nationales : il s’agit, par exemple de l’extension en .fr, qui pourra être attribuée à toute entreprise ayant une existence légale en France ou dans un autre pays de l’Union européenne ou encore en Suisse. Chaque pays disposant de sa propre extension géographique ;

– les extensions génériques internationales: il s’agit notamment des .com, qui sont généralement choisies pour des sites à vocation commerciale, des .org, qui sont les extensions originellement destinées aux associations ou autres organismes non marchands, ou encore des .net (entreprise du Web), .biz, etc. Le plus souvent, ces extensions génériques sont ouvertes à tous, et aucun justificatif (identité, localisation…) n’est exigé lors de la demande de réservation.

– les extensions par secteur d’activité ou géographiques (.paris, .bzh, .basketball, .music…).

Pour ces extensions, comme pour certaines extensions nationales, le déposant peut être amené à motiver sa demande en fournissant certains justificatifs (par exemple, pour .paris, le déposant doit justifier qu’il réside dans la région Île-de-France, qu’il y exerce son activité ou bien qu’il possède un lien d’attachement direct ou indirect avec cette région).

Vous disposez donc d’une palette de choix large et variée ! Et encore une fois, votre choix dépendra principalement de la stratégie commerciale de votre entreprise.

Enregistrer le nom de domaine dans les règles

Avant d’enregistrer un nom de domaine, l’entreprise doit procéder à une recherche d’antériorité afin de s’assurer que ce nom est effectivement disponible.

La recherche d’antériorité pour commencer

Une fois le choix du nom de domaine arrêté, il est nécessaire de vérifier s’il est disponible avant de procéder à son enregistrement (via une recherche sur internet en consultant une base « Whois » disponible sur de nombreux sites tels que www.afnic.fr, www.gandi.net, www.nom-domaine.fr, etc.). À ce titre, il faut rappeler qu’un nom de domaine est attribué au premier qui en fait la demande.

Mais le dépôt d’un nom de domaine doit être précédé d’une recherche d’antériorité, c’est-à-dire d’une recherche sur l’existence de marques ou de noms commerciaux plus ou moins proches du radical en cours d’enregistrement. Cette étape est essentielle. Car un nom de domaine ne doit pas porter atteinte aux droits détenus par d’autres personnes ou d’autres entreprises.

Idéalement, vous avez tout intérêt à confier une telle démarche à un cabinet spécialisé en propriété industrielle ou au service de recherche de l’Inpi (prestation payante).

La procédure d’enregistrement pour finir

Pour finir, vous devez enregistrer votre nom de domaine. Pour ce faire, vous devez vous adresser à un bureau d’enregistrement. À ce titre, l’Afnic propose sur son site internet un annuaire des bureaux d’enregistrement accrédités à proposer les extensions dont elle a la charge (.fr, .re, .mq…). Le plus souvent, ces derniers proposent d’ailleurs également d’autres types d’extensions.

En pratique, l’enregistrement se fait en ligne. Quant au coût du dépôt d’un nom de domaine, il varie selon les fournisseurs. Vous ne devez donc pas hésiter à faire jouer la concurrence. À titre d’exemple, la réservation d’un nom de domaine avec une extension en .fr ou en .com coûte autour de 15 € HT pour un an alors que pour une extension sectorielle, par exemple .paris, le prix avoisine les 45 € HT pour un an.

Et attention : le dépôt d’un nom de domaine est, le plus souvent, valable pendant un an, parfois plus (jusqu’à 10 ans maximum). Vous devez donc ensuite penser à le renouveler. Sachant qu’en règle générale, le bureau d’enregistrement vous informe quelque temps avant l’échéance. 

Pourquoi pas déclarer le nom de domaine au RCS ?

Une entreprise a la possibilité de déclarer son nom de domaine au registre du commerce et des sociétés (RCS). Cette mention figurera alors sur votre extrait K-bis, au même titre que la forme juridique, la dénomination sociale, le capital social, le numéro d’identification, l’adresse du siège social de votre entreprise. Cette mention présente de nombreux avantages. D’une part, elle vous permet de certifier à vos partenaires commerciaux et à vos clients que ce nom de domaine n’est pas usurpé et que le site vers lequel ils sont dirigés vous appartient effectivement. D’autre part, elle vous permet de justifier d’une antériorité d’usage du nom de domaine en lui conférant date certaine. Ce qui vous permettra d’obtenir plus facilement gain de cause lors d’une éventuelle action en justice contre une personne qui utiliserait illégalement le même nom de domaine.