Sécurité biométrique : le mot de passe biologique

Un mot de passe peut être perdu, volé ou piraté. Après deux décennies d’internet, les systèmes de sécurité de nos appareils doivent toujours s’améliorer. Le géant japonais Hitachi présente une innovation : un système de protection « biométrique » qui analyse les veines de votre main, pour bientôt déverrouiller téléphones, ordinateurs et appareils connectés d’un simple geste.

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Depuis l’époque des premiers smartphones, des alternatives aux mots de passe se développent. Reconnaissance faciale ou analyse d’empreintes : les exemples de systèmes biométriques existent déjà, mais la technologie embarquée est souvent coûteuse, peu fiable et peu précise, quand elle ne sert pas uniquement d’argument de vente pour les technophiles. Au travers d’un spot promotionnel, Hitachi a annoncé l’arrivée prochaine d’une nouvelle technologie du genre, plus précise et plus abordable et qui pourrait à terme remplacer toutes les autres alternatives auprès du grand public.

Une technologie à la mode

Les dispositifs biométriques, très populaires et bien plus performants en Asie sont régulièrement utilisés pour s’identifier en entreprise et dans les banques, ou même pour contrôler l’accès aux hôpitaux ou à des installations nucléaires. Selon Hitachi, de tous ces systèmes, le système biométrique veineux est celui qui conviendrait le mieux à une utilisation par les particuliers, partout dans le monde.

Prochainement, il suffira d’une webcam avec une définition d’image minimum de 720p pour scanner nos veines. Le logiciel développé par Hitachi fonctionnera en analysant – grâce à la webcam – la forme et la distribution des vaisseaux sanguins dans les doigts : c’est un motif quasiment impossible à copier, qui ne varie pas avec le temps et qui est unique pour chaque personne. Malheureusement, si cette nouvelle méthode a beaucoup de potentiel, pour l’instant, aucun système n’est infaillible.

Aucun système n’est parfait

Deux chercheurs allemands – Jan Krissler et Julian Albrecht – n’auront eu besoin que de 30 jours pour mettre au point un dispositif permettant de contourner la protection biométrique. Avec l’aide d’un simple appareil photo et de la réplique d’une main humaine faite en cire, ils ont été en mesure de cartographier tous les détails du système sanguin et ainsi falsifier la reconnaissance.

La biométrie veineuse n’est donc pas sûre ? Pas pour l’instant, mais Hitachi travaille à l’améliorer avant sa sortie. Comme dans toute technologie balbutiante, il vaut mieux éviter de s’engouffrer dans l’appel d’air créer par la nouveauté, et attendre patiemment les mises à jour. Dans tous les cas, la technologie devrait arriver sur le marché grand public dès l’année prochaine.