Sébastien Koch, Koch sain, esprit sain.

Né à Haguenau en 1986, Sébastien Koch vient d’ouvrir Mon assistant numérique, comme une soixantaine de franchisés en France. Ce réseau propose un nouveau métier émergeant de la numérisation de la société, l’accompagnement numérique ! Sébastien Koch, passionné par l’informatique depuis vingt ans et convaincu par l’utilité sociale et économique de son projet, intervient dans un rayon de 25 kilomètres autour de Haguenau, pour le dépannage, mais surtout pour la formation à l’utilisation des appareils qui nous entourent.

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Comment êtes-vous « tombé » dans l’informatique ?

Au début, j’ai plutôt fait des études dans le domaine industriel, je suis sorti de l’école en 2008, l’année de la crise, et j’ai beaucoup galéré. En 2014 j’ai décidé de changer complètement de voie. J’ai fait une licence professionnelle en informatique, car j’ai eu mon premier ordinateur à 13 ans, c’est la même époque que le début d’Internet. Deux ou trois ans plus tard, je me suis monté moi-même mon nouvel ordinateur en commandant les pièces sur Internet. C’est là que ma passion est née. Et puis, dès qu’un membre de ma famille avait un problème d’informatique, il me téléphonait.

Quand on lit « assistant numérique », on pense tout de suite à dépannage, mais vous n’intervenez pas que pour cela ?

Oui, ce n’est pas seulement ça. Nous ne sommes pas vraiment des dépanneurs, mais des formateurs. Notre truc c’est de vulgariser l’informatique. Nous réparons, mais nous expliquons également le problème pour éviter qu’il se reproduise. Il faut que l’informatique soit accessible à tous. J’interviens sur les ordinateurs, mais aussi sur les tablettes, sur les maisons connectées, les box, les imprimantes, en gros tout ce qui est numérique. Je peux apprendre à utiliser Skype pour mieux communiquer avec des proches éloignés, je forme pour gérer les fichiers, classer les photos, réaliser un album photo, synchroniser les contacts avec un ordinateur et un smartphone. Mon assistant numérique fonctionne par forfait, de une heure à cinq heures. Comme nous souhaitons rester dans la proximité, que notre métier n’est pas de rouler longtemps, mais de former les gens, nous intervenons dans un rayon de 25 km autour de Haguenau. Je travaille à la fois pour les particuliers et les professionnels.

Vous dites que vous avez comme mission la réduction de la fracture numérique, c’est-à-dire ?

Cela concerne plutôt les personnes âgées, celles qui n’ont pas accès aux ordinateurs et à Internet, c’est ma cible. Comme l’État a annoncé le tout numérique pour 2022, je me dis qu’il y a du boulot. Il est question aussi des entreprises, par exemple les petits artisans, qui n’ont pas ou peu de présence sur Internet ou sur les réseaux sociaux, ils ne sont pas forcément référencés, ils n’ont pas de site Internet et ses outils peut les aider dans leur développement. Loin de l’image du technicien qui parle un langage incompréhensible, les membres de ce réseau partagent des valeurs humaines de transmission du savoir, c’est un partage de connaissances, et la démystification des outils numériques. L’ambition est d’éviter l’isolement des personnes âgées et de permettre aux petites entreprises de renforcer leur compétitivité en profitant au mieux des nouvelles technologies. C’est l’échelon manquant entre le vendeur de matériel et l’utilisateur.

Quelles sont vos forces ?

Ma rapidité d’intervention et mon expérience. J’ai un ordinateur depuis 1999. Avant de monter mon entreprise, j’étais technicien informatique dans de grandes entreprises, comme Schaefller à Haguenau ou Alstom à Reichshoffen. J’aime bien aider les gens, c’est par là que j’ai commencé, avec ma famille.