Sandrine Corre s’attaque au harcèlement scolaire

Sandrine Corre, de Munchhausen, est écrivaine et a créé sa propre maison d’édition. Elle s’apprête à publier un livre sur le thème du harcèlement scolaire. Très investie, elle a participé à la création de l’ouvrage et de fiches pédagogiques, et soutient deux associations qui aident les jeunes victimes.

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« Le poids des étiquettes », le livre que vous allez publier, a été écrit et illustré par Stéphanie Carémoli. Comment avez-vous découvert cette auteure ?

Je la connaissais depuis quelque temps quand elle m’a dit qu’elle cherchait une maison d’édition pour son premier ouvrage. Je lui ai proposé de lire le texte et de lui donner mon avis. J’étais loin d’imaginer l’effet que cela aurait sur moi. Ses messages étaient trop importants pour que je les laisse filer. Nous avons alors retravaillé le texte et préparé la sortie du livre.

Quels sont les messages qu’il fait passer ?

L’histoire est celle d’un petit garçon qui a perdu confiance en lui à cause d’un problème de harcèlement moral. L’objectif est de rappeler aux lecteurs le poids des mots, car les enfants ne se rendent pas toujours compte de l’impact de leurs paroles. Cet ouvrage apaise les souffrances et donne des pistes pour se protéger. Il s’adresse aux 3-10 ans, mais il touche aussi les adultes. Personnellement, j’ai été victime de harcèlement au collège, et j’aurais aimé avoir ce texte entre les mains !

Des fiches pédagogiques sont également proposées.

Oui, nous avons créé avec des enseignantes des fiches destinées aux élèves du cycle 2, pour faire passer des messages au sein de l’école. Par ailleurs, j’ai fait en sorte que la police soit adaptée aux dyslexiques, pour que tous les enfants puissent facilement lire le texte. Je fais de même avec mes propres livres, cela me tient à cœur.

Vous souhaitez également soutenir deux associations. Qui sont-elles ?

J’ai contacté l’association Hugo, créée par un jeune qui a lui aussi été victime de harcèlement. Il mène différentes actions pour aider ceux qui souffrent. Une partie des recettes du livre lui sera reversée, notamment pendant la campagne de financement qui se termine le 4 novembre. Nous soutenons également l’association Petit Pousse, qui propose des séances de coaching pour enfants.