Reichshoffen : Restauration en cours au mémorial

Le mémorial de la Charge des Cuirassiers érigé en 1970 pour le centenaire de la bataille, est en pleine restauration. Situé route de Froeschwiller, il sera à nouveau accessible d’ici fin juin-début juillet et inauguré l’année prochaine.

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C’est en souvenir de la célèbre charge des Cuirassiers de la division du général Bonnemains du 6 août 1870, que le monument a été érigé, sur les hauteurs de Reichshoffen, en lieu et place du rassemblement des militaires avant la funeste charge. « Le Maréchal Mac-Mahon avait établi son état-major au château de Reichshoffen. La division qui était composée des 1er, 2e, 3e et 4e régiments, soit quelque 35 000 hommes contre 140 000 Allemands, a été sacrifiée pour retenir l’armée prussienne et couvrir le gros des troupes françaises », raconte Hubert Walter, le Maire de Reichshoffen.

« Charge héroïque et sacrifice glorieux »

100 ans plus tard, en 1970, le mémorial conçu par Jean-Claude Bernard, 1er Grand prix de Rome, est inauguré par l’ancien premier ministre Michel Debré. « Il est composé d’un certain nombre de marches : la descente symbolisant la charge héroïque des Cuirassiers et la montée, leur sacrifice glorieux », ajoute le Maire.

Les dalles de grès rose des Vosges du Nord qui composent ces marches sont, une à une, restaurées à l’identique, reposées et remplacées si nécessaire. La chape a, elle aussi, été remplacée. Un travail minutieux qui prend du temps, surtout au sortir du confinement.

« Le grès rose nécessite un procédé spécial, et notamment un lavage haute pression à la vapeur qui n’abîme pas la pierre. C’est pourquoi nous avons fait appel à l’entreprise locale De Barros, spécialiste de la pierre de taille et de la rénovation et restauration des bâtiments et monuments anciens », détaille Hubert Walter. Les travaux, qui ont été subventionnés par la Région, devraient être terminés fin juin – début juillet. Coût total de l’opération : 100 000€.

60e anniversaire du jumelage franco-allemand

Le mémorial symbolise également la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Une réconciliation concrétisée par la signature du traité de Paris le 23 janvier 1963 par le général De Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer. Mais aussi par le jumelage, en 1961, de Reichshoffen et Kandel. À un an de ce 60e anniversaire, c’était donc l’occasion de restaurer le monument dont l’inauguration se fera l’année prochaine.