Rencontre avec Benjamin Steinmann

Infographiste originaire de Hunspach, Benjamin Steinmann a concrétisé son rêve en réalisant lui-même un film à partir d’un scénario qu’il avait écrit à l’âge de 12 ans. Sa fiction, « In memoriam », dont la plupart des dialogues sont en alsacien, est un film très personnel qui se base sur les récits de sa grand-mère et qui traite avec émotion des Malgré-nous. Aujourd’hui, il rencontre un grand succès !

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Maxi Flash : Depuis la 1ère projection à la Saline de Soultz il y a un an, votre film a-t-il souvent été diffusé, que ressentez-vous ?

Benjamin Steinmann : Pour un projet amateur comme le mien, c’est incroyable ! Il y a eu beaucoup de projections dans tout le Grand Est, je ne m’y attendais pas ! Le
20 octobre à 17h, nous serons à la Nef de Wissembourg. L’année prochaine, nous participerons à deux festivals en Allemagne et nous irons même au National Art Club de New York et à Boston ! Des membres de clubs alsaciens là-bas se sont montrés très intéressés. Nous avons prévu les sous-titres en français, en allemand et en anglais. Nous sommes également en compétition pour les Hopl’Awards. C’est une belle récompense pour moi, tous ceux qui m’ont aidé, mes amis qui ont tenu les rôles. Nous avons donné le maximum pour rendre hommage aux Malgré-nous, montrer la réalité, être « un relais de mémoire ».

MF : Quelles sont les réactions du public ?

BS : Selon le lieu, les réactions sont différentes, mais toujours positives, même si le film est sombre. En Alsace, les gens sont intéressés, car cela traduit ce qu’ont vécu nos grands-parents. À Troyes, ils étaient étonnés de constater que les Alsaciens n’étaient pas des
collaborateurs ! Les gens apprécient aussi le fait que ce soit une fiction et non pas un documentaire. Quand je propose le film à des lycéens, il y a toujours un travail en amont avec le professeur, et il y a un débat après la projection. En général, les élèves sont silencieux à la fin du film, puis ils posent énormément de questions, sur les Malgré-nous, mais aussi sur la réalisation d’un film. Cela me fait plaisir, car je suis un grand passionné de cinéma.

MF : Vous allez continuer à réaliser des films ?

BS : Oui, j’ai un 2e projet qui va démarrer en décembre. Ce sera également un film historique, un « film mémoire », sur les différentes facettes de l’Alsace avant et pendant la guerre. C’est un scénario que j’ai écrit quand j’avais 14 ans, c’est aussi pour moi quelque chose de personnel. Je serai entouré de mes proches, de bénévoles, de passionnés d’Histoire et il y aura environ 60 figurants. D’ailleurs, si des personnes souhaitent participer, nous avons encore besoin de monde, des hommes et des femmes, de 25 à 75 ans, expérimentés ou non. Nous sommes motivés et nous allons tout donner pour ce 2e film ! 

Contact / Réservation pour la projection à Wissembourg :

steinmann.benjamin@hotmail.fr

inmemoriam-reservations@hotmail.com