Rémy Bricka, l’homme-orchestre, fête ses 70 ans

Rémy Bricka est né dans la ville thermale de Niederbronn-les-Bains le 10 avril 1949. À l’aube de ses 70 ans, il partage ses souvenirs avec Maxi Flash : son enfance, son parcours atypique de musicien et d’aventurier des temps modernes.

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Quel est votre plus beau souvenir d’enfance à Niederbronn ?

C’est celui des balades avec mon papa alors qu’il me donnait la main. Par la Kirchhohl, nous passions sous l’actuelle voie ferrée avant de remonter l’Alte Hohl et d’emprunter le chemin vicinal devenu l’avenue de la Libération. On faisait parfois un crochet par le cimetière où mon père allait se recueillir.

Vous êtes pour nous tous l’Homme-orchestre, pourquoi ce choix ?

Peut-être ai-je toujours cherché à cultiver une certaine différence. Déjà, à l’école, lorsque l’instituteur nous a posé la question : « que voulez-vous faire plus tard ? », j’ai répondu : « Tarzan » . 

Au collège d’enseignement technique et industriel à Bischwiller, j’ai obtenu un CAP ajusteur. Il m’a servi quelques années plus tard pour ajuster les instruments de musique sur moi. Après avoir travaillé pendant les vacances à la menuiserie Pfeiffer à Niederbronn, ma première dépense a été l’achat d’une guitare.

En 1988, vous obtenez le prix Victor de l’aventure de l’année après avoir traversé l’Atlantique sur des skis flotteurs, sans eau ni vivre. En 2000, vous parcourez
7 500 km, à nouveau sur des skis flotteurs, entre Los Angeles et Hawaï. Là aussi vous avez cultivé votre différence ?

C’était l’attirance de la mer. Il y a sans doute un peu d’eau salée qui coule dans mes veines. Je suis né dans une ville d’eau de source, recouverte d’eau de mer il y a 230 millions d’années. J’avais aussi le désir de me dépasser, la volonté d’incarner une sorte de défricheur, de faire quelque chose qui n’avait jamais été réalisé, et, tout simplement, parce que j’en avais envie. Je cherchais, sans doute inconsciemment, de la reconnaissance et de l’amour.

Vous avez exploré le monde. Quelle est votre plus belle rencontre ?

J’ai eu la chance de faire des rencontres extraordinaires et de vivre des aventures formidables. Un homme m’a particulièrement impressionné : Roland Mack, patron et propriétaire, avec son frère Jürgen, d’Europa Park. 

Son charisme, sa volonté d’aller de l’avant, son honnêteté, la valeur de la parole donnée et sa vision de l’Europe m’ont séduit. 

J’ai d’ailleurs l’immense honneur d’avoir une place à mon nom à Europa Park depuis l’été 2010.

Votre dernier album « Au pays magique des fêtes et des anniversaires » est sorti en 2015. Des projets à venir ?

Je compose et j’écris régulièrement. À travers les animations et les spectacles que je donne un peu partout, plus particulièrement en France, Belgique, Allemagne, Espagne et en Hollande, mon souhait est de continuer à apporter sourire et bonheur autour de moi.