Reichshoffen en Fête : Amélie, une dame de fer

Ce week-end, la commune de Reichshoffen et les associations locales organisent la 5e édition de Reichshoffen en Fête sur l’île Luxembourg et dans le parc du château De Dietrich. Cette année, les jeunes comédiens du collège Dolto retraceront, lors de saynètes historiques, la vie d’Amélie de Dietrich, une dame de fer à l’âme bien trempée.

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Depuis la première édition de Reichshoffen en fête, les associations locales sont investies dans la préparation de cet événement qui retrace la vie quotidienne des habitants au XIXe et au début du XXe siècle, du travail à la Schmelz, usine De Dietrich, aux activités agricoles et domestiques. La Société d’Histoire et d’Archéologie de Reichshoffen et Environs (SHARE) s’est elle aussi associée à la manifestation.

De jeunes comédiens en herbe

Avec des élèves de 4e du collège Françoise Dolto de Reichshoffen, la SHARE a monté une troupe de théâtre. Habillés en costumes d’époque, les jeunes acteurs illustrent des pages d’histoire comme celles de Reichshoffen, de la famille Dietrich, de l’usine et du château. Cette année, Amélie de Dietrich, née de Berckheim, est à l’honneur. Depuis deux mois, chaque samedi matin, plusieurs membres de la SHARE et les 22 collégiens volontaires se retrouvent et les répétitions vont bon train. Pour Jean Salesse, membre de la SHARE et auteur du scénario et des dialogues,
« il faut souligner le mérite des jeunes comédiens qui auront su se lancer dans l’aventure. Ils ont également l’occasion de découvrir une page de l’histoire locale s’inscrivant d’ailleurs parfaitement dans leur programme scolaire ».

Amélie de Dietrich : sur les rails du destin

En 1792, au château de Schoppenwihr, loin des tumultes révolutionnaires, Amélie et ses trois sœurs mènent une vie culturelle relativement tranquille. Quelques années plus tard, Amélie épouse Jean Albert Frédéric de Dietrich dit Fritz auquel les biens familiaux viennent d’être restitués alors qu’ils avaient été séquestrés à la suite de la condamnation à mort de son père, le baron Dietrich, maire de Strasbourg. Fritz, courageusement, tente de redresser la situation alors que les biens sont dans un piètre état et les usines de son grand-père, Jean III, grevées de dettes. Mais il meurt en 1806. Il laisse Amélie seule avec quatre enfants en bas âge.

Une pionnière : chef d’entreprise et chef de famille

Amélie relève le défi avec rigueur, fermeté et clairvoyance, entourée de collaborateurs fidèles et dévoués. En 1827, l’entreprise devient à nouveau familiale. Amélie a su surfer sur les rails de la révolution industrielle du début du 19e siècle : elle a orienté l’entreprise de Dietrich vers la construction mécanique. Plus tard, son fils aîné, le baron Albert, spécialisera l’industrie familiale vers le ferroviaire.

Reichshoffen en Fête les 6 et 7 juillet – Représentations Amélie de Dietrich : samedi 6 juillet à 17h et dimanche 7 juillet à 15h et 17h dans la cour du château