Padel à Soufflenheim : Pour un nouveau souffle

Si le padel a le vent en poupe, il y a peu de projets qui sont allés au bout dans le Bas-Rhin. Le TC Soufflenheim inaugure son terrain et fait office de précurseur dans le nord de l’Alsace, et son président Serge Moreau n’est pas peu fier du travail accompli.

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Tout neuf et au calme, le TC Soufflenheim ne manque pas d’attraits / ©FB TCS

Maxi Flash : Serge, ça y est, enfin l’inauguration ! 

Serge Moreau : C’est prévu le samedi 3 juillet à 17h ! On a invité tout le monde ! Là on termine encore un peu les abords, avec des palettes et des coussins, du gazon synthétique… 

Vous avez monté un business plan infaillible, paraît-il. 

On a réussi à financer uniquement avec l’aide des sponsors. On a une petite commune qui ne peut pas vraiment subventionner ce genre de projet, qui représente quand même un coût de 50.000€ brut pour le terrain, et 57.000€ si on compte les abords. Donc j’ai fait du BtoB. Je les ai appelés, et je leur ai expliqué que je ne voulais pas du sponsoring à sens unique, comme ça se fait trop souvent. Je leur ai proposé un ticket à 500€ par an, pendant quatre ans, et en échange je leur offre deux licences, pour eux, ou leurs salariés. En trois semaines, j’avais déjà 25.000€. L’idée, c’est de pouvoir organiser des tournois interentreprises, ou faire venir une entreprise qui voudrait passer une soirée sympa entre collègues. Je ne voulais pas juste poser un panneau publicitaire. 

C’était un sacré pari ! 

Je dis toujours que ce n’est pas l’argent qui fait le projet, mais c’est le projet qui fait l’argent. Si on propose quelque chose d’intéressant, les gens nous suivent. Le relationnel joue beaucoup. Il faut faire des soirées, des rencontres, pas juste venir pour pomper l’entreprise.

 

L’idée, c’est de ramener du monde au club… 

On a de belles installations, une enceinte Bluetooth si les joueurs veulent mettre leur musique… Il y a trois ans, je disais que si on ne faisait rien, le club était mort. Il nous restait trois, quatre mille euros sur un compte. On était à 50 licenciés. Là, on va dépasser les 100 licenciés. C’est hyper convivial. On a fait un petit événement pour la fête de la musique, les jeunes sont venus, ils se sont éclatés. Les parents aussi se rendent compte qu’ils peuvent jouer avec leurs enfants… Et pour ne rien gâter, le club house a aussi été entièrement refait. 

Le padel serait le sauveur des clubs de tennis ? 

Pour jouer au tennis, vous devez prendre des cours. Le padel, vous commencez direct. Après, le padel dépend de la FFT, c’est une seule et même licence. Vous venez, vous essayez, et puis quand vous avez la licence, le but c’est aussi de s’essayer au tennis. Ce qui est sympa, c’est qu’on a autant de femmes que d’hommes et que pour l’instant, il n’y a pas beaucoup d’autres clubs équipés. Il y a Soufflenheim, Bischwiller, Reichstett, Strasbourg et Geispolsheim. On propose pour les deux mois des vacances une licence à 40€ pour les adultes et 25€ pour les enfants, pour que les gens puissent se faire une idée.   

A noter : Le TC Bischwiller achève aussi la construction de ses deux terrains de padel. Ils devaient être inaugurés entre mi-juillet et fin juillet. On y reviendra !

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