OPEL CORSA A 1,2L 1986 La petite citadine allemande qui a traversé le temps

Opel a présenté sa Corsa A en Octobre 1982 au Salon de Paris. Commercialisée en 1983, elle a été assemblée dans l’usine située en Espagne à Saragosse. A cette époque, le constructeur peine encore à se faire une place dans un paysage occupé par les constructeurs français, comme la Renault 5 à son apogée et la Peugeot 205 en début de carrière.

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Pour ses débuts, elle n’est disponible qu’en version essence.Ce ne sera qu’à la fin des années 80 qu’elle se verra dotée d’un moteur 1,5 L diesel Isuzu, un bloc moteur plus moderne que le fameux

1,6L diesel d’origine Opel qui équipait les gammes précédentes de la marque. La palette de motorisation est assez vaste, du simple 1,0 litre
45 ch au 1,6 litre 100 ch pour les modèles en essence. Si elle paraît un peu désuète de nos jours, elle avait plutôt fière allure à l’époque et depuis son lancement elle s’est tout de même vendue à plus de 11 millions d’exemplaires toutes générations confondues.

Alors il est vrai que ce n’est pas une voiture qui côte à l’heure actuelle, mais je souhaitais vous faire partager l’histoire de la Corsa de Mickaël, sa valeur sentimentale et l’énorme travail de restauration. Issue d’une 1ère main qui n‘était autre que sa grand-mère, il a hérité de cette voiture il y a 15 ans.

Au début de son permis, il n’a pas ménagé cette petite Corsa et comme tous les jeunes il a rajouté

quelques petits équipements.

Il y a 5 ans environ, une mouche l’a piqué et il a décidé d’entreprendre la restauration complète de

sa petite mamie. Passionné d’automobile et de mécanique en tout genre, il a commencé par la partie moteur et boîte de vitesse. Tous les joints ont été changés, distribution, pompe à eau, surfaçage du plancher de la culasse, rodage des sièges des soupapes, les petites vidanges des fluides qui vont bien et enfin peinture des éléments métalliques.

Autant dire qu’il n’a pas fait les choses à moitié.

L’étape suivante consistait à préparer la voiture pour une réfection complète de la carrosserie.
La sellerie sortie est en très bon état, un bon nettoyage et elle se retrouve comme neuf.
Le faisceau électrique (autant précisé que ça été plutôt rapide de ce côté là) sorti et contrôlé. Viens ensuite le plus gros du travail, ce qui a pris le plus de temps et sûrement ce qui a donné un peu de stress à Mickaël, car la question de la carrosserie est quelque peu un domaine inconnu pour lui.

Malgré son faible kilométrage de 79000 km, la rouille avait bien fait son boulot. Les recherches sur le net ont permis de retrouver les éléments de tôlerie d’origine Général Motors, à savoir les 2 ailes arrières, les bas de caisses, la face avant et la jupe arrière…. Oui oui rien que ça !!! Il a pu compter sur les connaissances d’un ancien carrossier pour tout ce travail de tôlerie, découpes et soudures de tous ces éléments neufs. Un très long et minutieux travail d’1 an, mais ça lui a permis d’élargir ses connaissances. Dans le même temps, les trains roulants ont été entièrement démontés sablés et thermolaqués. Un procédé de traitement destiné à protéger les éléments métalliques.

Dans cette technique aucun solvant n’est utilisé, ce qui en fait un procédé écologique et économique. Une fois remontés, roulements, tambours, garnitures, maître cylindre, tous les joints, disques et plaquettes neufs sont venus compléter tout ça. Même les conduites de freins ont été remplacées par des conduites neuves en cuivre. Voilà une grosse partie du travail achevée, on peut enfin passer à la peinture. Mickaël et son beau-père ont d’abord repeint le compartiment moteur et l’intérieur, puis le travail de préparation de la carrosserie a commencé, débosselage, mastic de finition, apprêt et même une cire anticorrosion pour traiter les corps creux (inaccessibles au pistolet). Pour sûr elle ne rouillera plus la petite Corsa !

Enfin vient le moment tant attendu, petit tour en cabine de peinture, où son beau-père l’ a paré de sa couleur d’origine et brillante. Dans cette restauration, retrouver certains petits éléments d’origine a relevé de la mission… Les divers sigles de la voiture et surtout le volant. Il a bien fallu 1 an pour le trouver en Belgique, en respectant scrupuleusement celui qu’il y avait à l’origine. Après 2 ans de travail, revoilà notre petite allemande sur la route.

Dans la passion de l’auto, il n’y a pas besoin de valeur, le plaisir de redonner vie à une ancienne est déjà un plaisir. La grand-mère de Mickaël peut être fière de lui.