Océanne Muller, un rendez-vous très précis

Née à Schiltigheim il y a 16 ans, Océanne Muller vit à Brumath et enchaîne les performances de haut niveau. En juin, la tireuse a réalisé un nouveau record de France cadet et junior, puis s’est classée 3e au Championnat du monde junior en étant la plus jeune participante, dans sa spécialité (la Carabine 10 mètres plomb). Espoir français du tir, licenciée du club Saint-Wendelin Harthouse-Haguenau, elle vise les JO de Paris en 2024. Rencontre en partenariat avec Haguenau Terre de Réussites.

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La carabine, c’est une histoire de famille…

Oui. Mon père fait du tir de longue distance. Cette passion vient des jeux vidéo, il a toujours aimé les jeux d’armes et puis un jour un ami lui a proposé de découvrir un stand de tir. J’avais sept ans quand je suis allée le voir pour la première fois, j’ai demandé à essayer et j’ai adoré. J’ai commencé la carabine 10 mètres un an plus tard, par plaisir, au club de Ingwiller qui possède un stand de tir spécial pour débuter. Il y a une vidéo de mon premier entraînement dans laquelle je dis : « Papa, je reviens quand ? ». Après trois ans à Ingwiller, j’ai signé à Harthouse, pour une question de distance, car je faisais aussi du karaté.

Malgré des records de France et de très bons résultats, tout n’a pas été si facile ?

En première année de poussines, je tirais moyennement, mais en deuxième année j’ai commencé à faire des podiums dans la région et je suis allée au Championnat de France. Là, j’ai gagné le titre. C’était ma première médaille, j’avais neuf ans. Après, j’ai eu un peu plus de difficultés, mais en minimes, j’ai fait troisième au Championnat de France, puis championne de France en deuxième année. En première année de cadette, c’était un peu plus compliqué avec un loupé au Championnat de France. Ensuite, j’ai intégré le CREPS en cadettes 2, et c’est là que j’ai complètement explosé.

Pour réussir dans votre discipline, il faut un mental d’acier, qu’est-ce qui fait votre force ?

Le soutien de mes parents, et surtout de mon entraîneur Martial Anstett ; nous formons un très bon binôme, nous nous sommes trouvés. Ce n’est pas quelqu’un qui me caresse dans le sens du poil, et j’aime que l’on me dise quand ce n’est pas bien, j’aime que l’on soit direct avec moi. Je crois également que je sais garder les pieds sur terre.

Décrivez-nous votre vie aujourd’hui.

Je m’entraîne tous les jours, sauf le week-end, ce qui représente une vingtaine d’heures par semaine, et je rêve de participer aux Jeux olympiques. J’espère être prête pour 2024 et monter sur le podium. Pour moi c’est « toujours plus » à chaque fois. Ce que je préfère, ce sont les rencontres internationales, avoir le plaisir de pratiquer ma passion le tir sportif de haut niveau, et bien sûr les voyages. Cet été, je suis partie à Rio pour une compétition internationale, mais je suis allée en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Autriche, en Croatie où je retournerai pour le prochain Championnat d’Europe au mois de février, c’est mon prochain objectif en junior. D’ici là, je ferai quelques sorties internationales.

Pour cette rubrique je vous ai demandé de m’envoyer une photo, laquelle avez-vous choisie ?

Forcément une photo de ma carabine et de mes médailles.