Nicolas Muller, Impact positif.

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Né à Haguenau en 1974, Nicolas Muller est un Alsacien du Nord pur jus, on peut même dire pure mousse. Il a vécu à Schweighouse-sur-moder jusqu’à sa majorité. Son grand-père, Henri Muller y était brasseur, il tenait la Brasserie de la Couronne qui a fermé en 1972. Après un CAP, Nicolas commence dans la restauration, et cherche sa voie avant de créer Express Pare Brise qui se développe en Alsace depuis 2013.

Vous venez d’une famille de brasseurs. C’est toute une histoire ?

Oui. Louis Muller rachète une brasserie en 1875, puis en 1910 Georges MULLER mon arrière-grand-père dirige la Brasserie. En 1944 elle est détruite, réouverture en 1947 sous Brasserie de la Couronne avec des marques comme Kronenbräu ou Alsator. Après la fermeture de la brasserie, la famille est devenue grossiste en boissons, la société tenue par mon père et mon oncle était baptisée Boisson Pluriel. J’aurais bien aimé la reprendre, mais elle a déposé le bilan l’année de mes 18 ans.

Un mot sur votre parcours professionnel.

J’ai travaillé cinq ans pour l’Hôtel Hilton à Strasbourg, j’ai fait une mention complémentaire à Barr, et un BTS de commerce, vente de biens et services en industrie, après j’ai travaillé dans la sécurité et prévention incendie, puis dans le vitrage auto pour une société allemande. C’est là que j’ai rencontré Brice mon associé dans Express Pare Brise que nous avons créé en avril 2013. Aujourd’hui, le concept est franchisé, notre objectif est de nous développer sur toute l’Alsace.

Comment l’histoire a commencé ?

J’ai racheté à un client une camionnette tout équipée pour changer les parebrises, j’ai appelé Brice et on s’est dit « banco, on y va ». On connaissait bien le marché et le secteur. Nous avons lancé Express Pare-Brise, nous proposons un service de remplacement et de réparations tous vitrages.

Qui sont vos clients ?

Nos clients sont des professionnels, à 95%, dans le transport ou l’industrie principalement. Un parc de véhicules est sujet à des réparations d’impacts ou de remplacements de pare-brise. Ce sont des désagréments qui prennent du temps, qui peuvent engager la sécurité de collaborateurs. Notre service permet de réduire l’immobilisation des véhicules. Nous sommes polyvalents, flexibles, et disponibles, c’est un gain de temps et d’argent pour nos clients. Pour éviter de perdre du temps, quand un parebrise est cassé, les entreprises font appel à nous.

Comment êtes-vous organisés ?

Avec nos ateliers mobiles spécialement aménagés et outillés, nous venons directement, soit dans l’entreprise, soit chez le collaborateur, en fait, là où se trouve le véhicule. Les cas les plus critiques peuvent être traités dès 7h pour une demande validée avant 16h la veille, six jours sur sept. Nous avons 380 clients actifs et une base de données de plus de 6000 véhicules. Nous changeons 1300 parebrises par an. Sur une flotte de véhicules, c’est en moyenne 10% de casses par an. Une voiture ou un poids lourd est un outil, une entreprise doit en avoir un usage optimum, à tous moments.

À part les parebrises, qu’est-ce qui vous intéresse dans la vie ?

Je fais de la plongée sous-marine depuis quatre ans, je peux descendre jusqu’à 60 mètres. C’est devenu une grande passion.