Mini Countryman restylé, nettoyage de printemps

Comme de coutume après deux ans de bons et loyaux services, l’heure du restylage a sonné pour le Mini Countryman. Les changements esthétiques sont mineurs, mais l’essentiel est ailleurs. Le plus familial des Mini se met au vert en dépolluant ses moteurs et en mettant à jour sa très prisée version hybride rechargeable.

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Le Mini Countryman est la réponse du constructeur britannique à la vague des SUV. Comme de coutume, l’approche du joyau de la couronne anglaise est à la fois décalée et chique. L’heure du restylage de mi-parcours pour la génération actuelle est venue. Le Countryman a parfaitement réussi sa mue électrique. En France, un modèle vendu sur trois est hybride rechargeable. Si l’on s’élève au niveau continental, Mini évite la chute libre engendrée par la crise sanitaire grâce à ses véhicules électrifiés. La marque a vu ses ventes reculer de 20 % sur l’année 2020 mais la croissance des modèles survoltés a été impressionnante avec 50 % de gain au dernier semestre de l’année dernière. Même si le bonus est réduit de moitié ( de 2 000 à 1 000€ au 1er juillet 2021), la dynamique est lancée. Pas étonnant, alors, que ce restylage de mi-parcours mette en avant cette version prisée, en attendant un remplaçant 100 % électrique prévu pour 2023.

En douceur

Le point fort de cet imposant Mini est avant tout son look atypique à l’heure de SUV formatés. Ses ailes larges, ses rondeurs affirmées, son aspect trapu et généreux, ses coloris multiples et chatoyants… tout inspire la bonhomie avec ce surmoi so british des productions anglaises. Comme de coutume dans ce genre d’exercice, le style évolue peu, mais les différences sont tout de même notables au niveau des optiques avant, qui reçoivent un éclairage LED de série. Le bouclier fait peau neuve et les feux Union Jack version LED font leur apparition à l’arrière. La griffe est toujours aussi unique et séduisante. Les versions hybrides se démarquent grâce à leur prise ostensiblement mise en avant par une trappe au logo sans équivoque.

L’habitacle reçoit quant à lui une mise à jour principalement technologique. L’instrumentation numérique 5 pouces de série fait son apparition en se positionnant de manière originale derrière le volant, tout en étant pleinement solidaire de ce dernier. La visibilité des informations concernant la charge restante aurait pu être meilleure, mais la proposition esthétique fait mouche. Au centre, l’écran central de 8,8 pouces trahit le bond en avant technique. On regrette ainsi l’absence de compatibilité Android Auto. L’affichage tête haute en couleur compense largement ce manquement temporaire : BMW est en train de déployer une nouvelle version de son logiciel qui prend en charge le service de Google.

Personne ne maîtrise mieux la présentation intérieure que Mini. L’équilibre parfait entre modernité décalée et rétro relève du grand art.

Des moteurs qui passent au vert

Le Countryman profite de cette mise à jour pour faire le grand ménage dans ses motorisations. Tous les blocs, désormais, respectent les normes antipollution entrées en vigueur le 1er janvier 2021 (Euro 6d Full). On retrouve deux moteurs essence et deux diesel, de 116 à 190 ch, compatibles 2 et 4 roues motrices. Dix versions du Countryman sont ainsi au catalogue dont les tarifs s’ouvrent à 29 400 €, soit 1 500 € de plus qu’un Audi Q2. La version hybride rechargeable, qui offre une puissance cumulée de 220 ch, quatre roues motrices, une autonomie de 55 km en tout électrique et une consommation relevée sous les 5 l par 100 km est à 40 400 €.  

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