Mini Clubman Canonbury, l’âge de déraison

Le Mini Clubman profite d’un très léger restylage pour revêtir les atours d’une nouvelle édition spéciale. Baptisée Canonbury, celle-ci donne un coup de peps à la classe très british du petit break, toujours aussi aimable.

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Drôle de vie que celle du Clubman. L’appellation, apparue pour la première fois en 1969 pour désigner une version 3-portes GT de la Mini d’alors, est réapparue en 2008, tandis que le constructeur britannique était sous l’égide de BMW depuis près d’une quinzaine d’années. Sa mission était claire : tenter de résoudre le paradoxe dans lequel risquait de s’enfermer la marque anglaise depuis son retour sous le feu des projecteurs en 2001. Les Mini ont fondé leur sex-appeal sur leur adorable minois, sur leur comportement de kart et sur leur ADN « so british ». Un positionnement qui les destine avant tout aux jeunes adultes branchés, avides d’évasion et de sensations décalées. Or, l’âge de raison sonne aussi certainement que le glas. Les jeunes adultes deviennent de jeunes parents et ont besoin de davantage d’espace. Pour s’installer sur la durée, Mini était obligé de muter. C’est ainsi qu’est né le premier Clubman, version break détonante de la citadine. Hélas, la proposition était un peu trop avant-gardiste, notamment à cause du choix étrange de positionner deux portes à l’arrière et une seule sur le côté, rendant peu pratique l’accès aux places arrière. En 2015, Mini revoyait sa copie dans une version beaucoup plus en adéquation avec les attentes de son public potentiel.

Vibrant hommage

Le Clubman d’aujourd’hui peut s’enorgueillir d’avoir six portes – deux à l’avant, deux à l’arrière et deux pour accéder au coffre. Mesurant un peu plus de 4,20 m de long, soit 27 cm de plus qu’une Mini classique avec un empattement supérieur de 10 cm et une largeur accrue de 7,3 cm, le break citadin ne prendra pas plus qu’une place de parking ordinaire. Le Clubman se positionne ainsi sur le même segment que la BMW Série 1, avec lequel il partage d’ailleurs désormais la même plateforme, ou que la Mercedes Classe A, quasiment aussi longue. De quoi offrir aux passagers un bel espace à vivre et un coffre honorable de 360 l. Alors certes, le Clubman ne se prend pas pour une grande familiale, mais, pour une Mini, l’effort est louable.

Pour 2019, le petit break reçoit un léger restylage qui est avant tout technique. Comme de coutume dans ce genre d’exercice, la calandre est légèrement redessinée ainsi que la signature lumineuse. Petit clin d’œil au reste de la gamme, les feux arrière adoptent le nouveau style Union Jack. Cette longue Mini a toujours autant de classe. Le rapide passage aux stands ainsi que les 50 ans de l’appellation offrent l’occasion au Clubman de présenter une nouvelle édition spéciale destinée au marché français. Baptisée Canonbury, elle rend hommage à un vieux quartier résidentiel londonien, célèbre pour ses maisons mitoyennes de briques rouges. C’est ici que Georges Orwell trouva l’inspiration qui allait lui permettre d’écrire 1984.

Cette édition se distingue du reste de la gamme par ses bandes latérales grises et noires « diamantées » et par la présence éparse de logos Canonbury. Outre son élégance très britannique, l’intérêt de cette version réside dans son équipement de premier ordre. La dotation de série comprend la caméra de recul, la climatisation bi-zone, la recharge par induction, les jantes en alliage léger 18’’, le pack « Connected Navigation », les radars de stationnement avant et arrière, la sellerie simili cuir, le système de manœuvre automatique ou encore le toit ouvrant panoramique. L’occasion idéale de découvrir un intérieur toujours aussi soigné qui fait le plein de nouvelles fonctionnalités. Par exemple, une puce 4G rend possible l’appel d’urgence intelligent avec localisation automatique et évaluation de la gravité de l’accident, l’accès à des informations trafic en temps réel ou au portail Internet Mini Online et la mise à jour à distance de la cartographie.

L’application pour smartphone Mini Connected gagne de son côté d’inédites fonctionnalités puisqu’il est possible d’ouvrir et de fermer les portes à distance, de localiser le véhicule et même de commander un appel de phares ou un coup de klaxon. Un emplacement de charge par induction fait son apparition tout comme la compatibilité Apple CarPlay. Peu de marques peuvent se vanter d’offrir un tel niveau de prestation. Le Mini Clubman Canonbury est disponible à partir de 31 800 € en version essence One 102 ch tandis que la version SD ALL4 190 ch chapeaute la gamme à 43 200 €.