MG ZS EV, la reconquête foudroyante

Porté disparu des routes hexagonales depuis quinze longues années, la mythique marque anglaise MG revient en force. Désormais sous pavillon chinois, le constructeur se met au goût du jour et délaisse les roadsters sportifs pour le ZS EV, un SUV électrique qui assomme la concurrence par son rapport qualité/prix.

0
82

D’errances en retours manqués, cela fait quinze ans que MG a déserté les routes françaises. La mythique marque anglaise, bien connue pour ces élégants roadsters sportifs, a subi de plein fouet la crise traversée par l’automobile au milieu des années 2000. Un temps sous le contrôle de Nanjing Automobile, MG a rejoint, en 2007, le groupe chinois SAIC Motor. Bien que ce nom ne fasse pas grand écho sous nos latitudes, cette enseigne existe depuis 1955 et travaille, depuis près de quarante ans, en partenariat avec Volkswagen.

Avec ce ZS EV, SAIC Motor prouve qu’il a parfaitement saisi l’air du temps : un SUV, puisque ce genre a fait main basse sur le marché, électrique, parfaitement en accord avec les attentes de l’époque. Petit bonus et non des moindres, ce modèle affiche un rapport qualité/prix imbattable.

Tout ce qu’il faut

Le ZS n’est pas une nouveauté. Ses versions thermiques sont commercialisées au Royaume-Uni depuis quelques années. La version électrique qui nous intéresse circule également depuis 2019, mais son arrivée en France prouve que la marque entend bien passer à la vitesse supérieure. Le style accuse un peu le poids des ans. Les lignes sont un savant mélange entre le Hyundai Tucson de la génération précédente et le Ford Kuga de 2013, pour son allure de fauve bondissant. Le bureau d’études basé au sein de l’usine historique de Longbridge à Birmingham (le SUV est construit à Canton en Chine) a réalisé un parfait mélange de ce qui se faisait alors. Le ZS ne brille pas par son originalité, mais l’ensemble demeure séduisant.

L’intérieur se hisse largement au niveau d’un Dacia Duster, et le surpasse même sur certains points, comme celui des matériaux utilisés. Là encore, la présentation est un peu datée, mais l’équipement impressionne. Les deux niveaux de finition intègrent le régulateur de vitesse adaptatif, le radar de recul, les rails de toit ou encore l’écran central tactile avec Carplay et GPS. Caméra de recul, sièges chauffants ou encore détecteur de pluie sont accessibles en haut de la gamme. Le régulateur de vitesse adaptatif est une merveille : le ZS EV suit sa voie tout seul et ajuste sa vitesse à la circulation. L’avertisseur de collision, la reconnaissance des panneaux couplée au régulateur de vitesse, le signalement d’un changement de voie impromptu et la surveillance des angles morts sont au programme. Le confort est remarquable, l’habitabilité excellente et le coffre généreux.

L’électricité abordable

Techniquement, ce ZS EV est très classique pour un véhicule électrique. Une batterie de 44,5 kWh est disposée sous le plancher. Elle vient alimenter un moteur de 143 ch et de 350 Nm placé à l’avant. Avec un poids contenu sous les 1 600 kg, le ZS EV a ainsi de bonnes prédispositions dynamiques. Il avale le 0 à 100 km/h en 8,2 s. Il faudra en revanche se contenter d’une vitesse maximale de 140 km/h, électroniquement bridée. Condition sine qua non pour obtenir 263 km d’autonomie en WLTP. La recharge s’effectue en 8 heures sur une wallbox 7 kW (offerte en ce moment) et en 12 à 16 heures sur une prise domestique. Disposant d’une autonomie moins vaste que le Peugeot e-2008 (37 100 €) ou le Kia e-Niro (41 000 €), le ZS EV est mieux équipé et, surtout, bien moins cher. Le ticket d’entrée est en effet à 29 990 €, la finition haute à 31 990 €, auquel il faut déduire les 7 000 € de bonus. De quoi attirer fortement l’attention.