Un œil sur Marc Charles-Alfred

Né à Fort-de-France en Martinique, Marc Charles-Alfred vit à Haguenau. Après une carrière de peintre en bâtiment et d’enseignant, confronté à des problèmes de santé, il décide de consacrer sa vie à l’écriture. Il publie « Les Yeux du Cœur », son premier recueil de poèmes, aux Éditions Jets d’encre. Maxi Flash lui offre ici sa première interview.

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L’auteur parle d’un « recueil rayonnant d’espoir et de ressentis authentiques » pour décrire ce premier livre. Une recherche par les mots, inévitable, indispensable. Il fallait un élément déclencheur, alors, quand il devient père tout s’éclaire. Après la prise de conscience, l’envie de donner un sens nouveau à sa vie. L’écrit sera sa voie et sa voix : « Je ne suis plus la même personne, j’ai commencé à vivre en regardant avec les yeux de mon cœur, pas avec ma conscience. Quand vous commencez à vivre de tout votre cœur, quand vous regardez les autres et tout ce qui vous entoure avec les yeux de votre cœur, tout est différent, vous ne ressentez plus les choses de la même façon ».

Un amour agapé

On pense inévitablement à cette phrase de Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux », extrait du Petit prince. Il reconnaît l’influence, pas la copie. Et puis, pas besoin d’aller chercher très loin pour évoquer cette autre force qui l’habite, la religion transpire dans ses textes. « Tous les chemins mènent à l’amour, un amour incommensurable, un amour agapé, désintéressé », affirme le jeune auteur, catholique, un choix de ses parents, dit-il : « Ils l’ont fait pour moi, pour que je fasse partie de la grande famille de Dieux. Maintenant, dans mes écrits, j’essaye de ne pas heurter les personnes qui ne croient pas en Dieu et celles qui ne veulent plus y croire. Dieu, un mot, un titre qui a été utilisé pour tout et pour rien, mais surtout pour faire le mal », s’emballe Marc qui, sans doute, exprime le besoin de dépasser le cadre religieux pour trouver quelque chose de plus spirituel encore, de plus universel. « J’ai fait en sorte d’écrire avec mon esprit, mon âme et mon corps, pour que les trois ne forment qu’un, pour que la dualité, le bien et le mal n’existe pas. Pour laisser la place à mon imagination, mes ressentis les plus profonds ». Une façon d’être libre et c’est bien cela la quête de tous les auteurs, même en herbe.