Malgré la crise, le CIDFF poursuit ses actions

Pendant la crise sanitaire, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles a continué ses interventions et ses formations, notamment auprès de lycéens et de collégiens d’Alsace du Nord.

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« Tous nos services ont poursuivi leurs actions », lance d’emblée Anna Matteoli, directrice du CIDFF-Bas-Rhin. Dans le département, l’organisme qui accueille et accompagne des femmes isolées et victimes de violences compte deux antennes, l’une à Strasbourg, l’autre à Haguenau. 

Et malgré les difficultés dues au contexte lié au Covid-19, les interventions n’ont jamais cessé. En mars, des élèves de 4e et 3e du collège Kléber de Haguenau ont ainsi pu échanger avec deux animatrices autour du consentement, de l’égalité filles-garçons, du sexisme, ou de la cyberviolence. « Ce sont des sujets qui ne laissent pas insensibles et il faut pouvoir les manier avec précaution », prévient Anna Matteoli. En co-animation avec une collègue, elle engage la discussion avec les élèves et diffuse de courtes vidéos pédagogiques. « L’objectif est de ne pas laisser des questionnements trop lourds à porter après nos interventions. Il faut créer un cadre sécurisant pour que la parole se libère », poursuit Anna Matteoli.

Il n’est en effet pas rare qu’en marge de leurs interventions, des élèves viennent se confier aux animatrices du CIDFF. « Certains viennent nous raconter qu’ils ont été victimes de cyberharcèlement, ou qu’ils le sont encore. D’autres nous confient la violence parentale dont ils font les frais. D’autres encore ont une mère victime de violences… », décrit Anna Matteoli.

Une culture de l’égalité et du féminisme

Au lycée Siegfried (Haguenau), lycée Goulden (Bischwiller) ou encore au collège André Maurois (Bischwiller), les jeunes sont à chaque fois réceptifs à ces ateliers. « On note depuis quelques années un fossé entre l’ancienne et la nouvelle génération, qui a vraiment une culture de l’égalité et du féminisme », remarque Anna Matteoli. « Nous avons beaucoup de demandes en milieu scolaire », assure la responsable. « La cyberviolence est un comportement qui déroute les enseignants qui se demandent comment une telle violence peut déferler derrière un écran ». 

Le 27 mai, le CIDFF propose une journée «Aidants/Aidés», organisée à la Maison des Associations de Wissembourg. Au programme : découverte de la sophrologie et table ronde autour de la perte d’autonomie.
Inscription : 03.88.32.03.22 (choix 2)  

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