L’Opel Grandland X se met à l’hybride

Cousin germanique du Peugeot 3008, l’Opel Grandland X est le parfait exemple d’une synergie de groupe et d’un rapprochement réussi. Le SUV compact peut regarder l’avenir avec sérénité et prépare l’arrivée d’une inédite version Hybrid4 rechargeable.

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Nous sommes en 2006. Une autre ère dans le monde de l’automobile. Une période révolue où les SUV n’existaient pas encore et où les enjeux écologiques n’étaient pas encore si présents dans la conscience collective et politique. Opel, alors main dans la main avec General Motors, sort son surprenant Antara, inspiré des BMW X et donc pionnier d’un genre qui allait révolutionner le paysage carrossé moins de dix ans plus tard. Au même moment, Nissan dégaine son Qashqai, le patient 0 de cette épidémie foudroyante.

Le crossover nippon apparaît mieux doté et, surtout, moins cher que son rival allemand. La position inflexible de GM, qui souhaitait alors que le Blitz aille lorgner le segment premium tandis que Chevrolet s’occuperait, en Europe, de l’offre grand public, se révélera un choix stratégique calamiteux : Chevrolet abandonner le Vieux Continent quelques années plus tard tandis qu’Opel plongera dans la tourmente. Une errance qui eut tout de même du bon puisque les flots guidèrent la marque germanique directement dans les bras d’un Peugeot renaissant, pour un mariage bien plus raisonnable.

Noces de diamant

C’est de cette union qu’est né le Grandland X, élégant SUV, grand frère des Mokka et Crossland, qui partage la même plateforme EMP2 que le très prisé Peugeot 3008. Ce roi des villes est assemblé sur les mêmes lignes de production à Sochaux. Le Blitz a tout de même pu avoir le champ libre tant sur l’esthétique général de son protégé que sur la grille tarifaire. Le Grandland X est ainsi 3 cm plus grand, malgré un empattement identique. Il bénéficie aussi d’un style bien plus retenu que l’exubérant 3008, montrant à quel point la France et l’Allemagne ont des approches différentes, y compris dans l’automobile. Son design le rapproche des productions d’Audi ou de Volkswagen avec une élégance qui naît de la sobriété des lignes. Un monde sépare les deux propositions, leur permettant à tous les deux de séduire un public éloigné, aussi bien sur le plan du goût qu’au niveau géographique.

Même constat à l’intérieur où le Grandland X ne fait pas de fioriture tout en proposant un niveau de finition irréprochable. Les deux modèles partagent leur riche dotation technologique marquée par une multitude d’aides à la conduite allant de la détection de présence dans l’angle mort à l’assistance au stationnement en passant par la reconnaissance des panneaux et le régulateur de vitesse adaptatif. Tout est bien pensé, bien agencé et confortable pour une expérience de vie à bord des plus agréable. Lors de l’arrivée de la version Hybrid4, des nouvelles fonctionnalités feront leur apparition, comme l’info-trafic en temps réel ou la localisation de la station de recharge la plus proche.

Pile électrique

À son lancement, le Grandland X ne laissait le choix qu’entre deux moteurs : le 1,2 l essence de 130 ch et le diesel BlueHDI de 120 ch remplacé depuis par une version 130 ch et secondé par un plus puissant bloc de 180 ch. Le ticket d’entrée des moteurs thermiques est à 25 600 € avec un cœur de gamme à 30 000 €. L’arrivée de la version Hybrid4 rechargeable va permettre au Grandland X de prendre le virage de la modernité et au groupe PSA d’offrir enfin une déclinaison électrifiée. Le 3008 suivra également cette voie qui s’ouvrira au cours de l’année prochaine.

Le système repose sur l’association du moteur essence 1,6 l de 200 ch et de deux blocs électriques de 80 kW pour une puissance totale de 300 ch, le tout piloté par une boîte automatique à huit rapports. Un dispositif qui lui permet d’être homologué à 2,2 l/100 km et 49 g/km d’émissions de CO2 en cycle WLTP. Une belle prouesse. La batterie offre 13,2 kWh de puissance énergétique et dispose de 50 km d’autonomie. Opel a prévu un chargeur optionnel de 6,6 kW qui viendra seconder le 3,3 kW de série pour une recharge en moins de 2 heures sur une borne adaptée. Le conducteur pourra choisir entre quatre modes de conduite : Électrique, Hybride, Transmission intégrale AWD et Sport. Sans oublier la latitude offerte dans le contrôle de la récupération d’énergie, qui se rapproche, selon le réglage, de ce que propose la Nissan Leaf en termes de conduite à une seule pédale.

Le carnet de commandes de cette version Hybrid4 sera ouvert dans les toutes prochaines semaines pour une livraison prévue pour le début de l’année prochaine. Opel n’a pas encore dévoilé les tarifs, mais cette déclinaison électrifiée devrait avoisiner les 40 000 €.