L’impact des animaux de compagnie sur notre moral

La bonne humeur des animaux est-elle contagieuse ? Se sent-on moins seul avec une boule de poils ? Notre moral est-il meilleur si l’on caresse son chien et son chat ? Il paraît que Médor et Titi peuvent nous rendre plus sociables et extravertis! On les voit sur les réseaux sociaux dans des vidéos toujours plus drôles, ils font plus que jamais partie de notre quotidien. À une époque où presque dix millions de Français vivent seuls, où la pandémie nous éloigne des autres humains, l’animal de compagnie, cet allié indéfectible qui manifeste son amour avec tant d’abnégation, compense-t-il nos besoins sur le plan affectif ? Pendant cette crise sanitaire, nous aide-t-il réellement à garder le moral ?

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Quel propriétaire d’un compagnon à quatre pattes n’a pas dit : « Il est agréable de sentir sa présence. Tout ce qu’on leur donne, ils nous le rendent mille fois, voire plus ? » Au réveil ou lors de nos retours à la maison, nos chats ou nos chiens (moi, c’est mon poisson rouge) nous réservent un accueil chaleureux et sans jugement, et c’est déjà beaucoup. Selon un récent sondage américain (source biofan), avoir un animal de compagnie aurait des bienfaits considérables. Les propriétaires seraient plus heureux et en meilleure santé que des personnes ne possédant pas d’animaux. Les maîtres trouvent du réconfort auprès de leurs fidèles compagnons qui les aiment sans condition, voilà pourquoi les propriétaires d’animaux domestiques consulteraient moins leur médecin que les autres.

Près de 68% des individus pensent qu’un animal aide à se sentir mieux dans la vie. Ce n’est pas réellement une surprise, mais les scientifiques qui ont étudié les impacts psychologiques et physiques des chiens, chats, et autres reptiles sur leurs maîtres, disent que cela permet d’augmenter le sentiment d’appartenance ou l’estime de soi. Les bestioles maison donneraient même un sens à leur existence. Les humains possédant un animal seraient beaucoup moins stressés et anxieux que les autres. Pourquoi ? Parce que la présence des animaux, qui aiment sans condition, a des effets apaisants et rassurants. 

Nos fidèles compagnons jouent aussi un rôle de médiateur social, en diminuant l’isolement et la dépression, deux facteurs qui augmentent le risque de mortalité (wanimo.com). La zoothérapie guérit ou améliore les conditions de certains patients ou des personnes malades grâce au contact avec les animaux (nous avons parlé de l’équithérapie, le cheval pour soigner le corps et l’esprit, dans notre
N° 215). Dans les cas de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, d’enfants autistes ou ayant des troubles du comportement, l’animal permet d’apporter un bien-être psychologique indiscutable. 

Trois propriétaires sur quatre gardent le moral

Après des mois d’angoisses, d’isolement et de restrictions, un Français sur cinq souffre de dépression, nombreux sont ceux qui ont le moral en berne au moment où le gouvernement fait tout pour éviter un 3e confinement qui serait catastrophique. Dans ce contexte, quel est l’impact de nos compagnons à quatre pattes sur notre moral ? Une étude réalisée par Wamiz en novembre dernier auprès d’un échantillon de 3.787 propriétaires de chiens et chats révèle que malgré la crise sanitaire, les Français n’oublient pas leurs bêtes ! Ils sont les meilleurs alliés des confinements même si 82% des répondants ont ressenti de la frustration (53%), de l’impuissance (51%) ou encore de la tristesse (48%). Malgré tout, et de façon quasi unanime, 95% des sondés affirment que leur animal les a aidés à mieux gérer leurs émotions. Résultat : 76% ont le moral. 

L’animal évite le repli

Prendre soin de son animal de compagnie demande beaucoup d’attention et d’affection. Ce qui implique souvent d’oublier son nombril. Un animal responsabilise et empêche le repli sur soi. Il faut le nourrir, le toiletter, le sortir. C’est une occupation constante ; on bouge, on échange avec d’autres autour du même thème. En fait, posséder un compagnon à plusieurs pattes donnerait un sens à son existence. Logique, quand on sait qu’une bête qui partage notre quotidien n’a qu’un but : nous voir heureux ! Pour mon poisson rouge, je suis moins sûr.   


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C’est le pourcentage des propriétaires de chiens (66% de chats) qui comptaient offrir un cadeau à leur compagnon pour Noël. Une manière de témoigner de leur affection (80%), ou pour maintenir la magie de Noël malgré tout (41%). Parmi les cadeaux les plus plébiscités, on retrouve les jouets, les friandises et les paniers, pour un budget de 10 et 15 euros. 48% des sondés pensaient préparer un repas de fête pour leurs amis, un membre de la famille à part entière pour 79% d’entre eux. D’après la psychologue Sarah Jeannin, si le cadeau offert à son animal est lié aux besoins de son espèce, il n’y a pas de problème, mais attention à l’anthropomorphisme (l’attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d’autres entités, comme les animaux). Il semblerait que certains croient dur comme os que les animaux pensent exactement comme eux, qu’ils ressentent les mêmes émotions, qu’ils sont attristés ou joyeux des mêmes événements. Mais, si la grande majorité de Français n’a pas offert une télé ou des lunettes de soleil à son chien, on a tous au moins une fois fait preuve d’anthropomorphisme, c’est un réflexe humain pour tenter de donner un sens aux comportements du meilleur ami de l’homme.

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