« L’hypnose c’est aider le patient à trouver les réponses en lui »

Si les hôpitaux utilisent l’hypnose lors de certaines opérations, la pratique reste encore mal connue. Sabine Kapfer, hypnothérapeute installée à Haguenau, explique comment l’hypnose peut être une alternative à certains maux.

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Sabine Kapfer est infirmière libérale depuis 34 ans. ©DR

Non, à la lecture de cet article vos paupières ne seront pas lourdes. Vous n’allez pas non plus vous retrouver à faire la poule. « Ça, c’est l’hypnose de spectacle, celle de la télévision », sourit Sabine Kapfer. Infirmière libérale depuis 34 ans, elle a ouvert son cabinet d’hypnothérapeute en mars 2020. 

« J’ai toujours été attirée par les médecines autres que les médecines traditionnelles, car je sentais que d’autres choses pouvaient être efficaces sur les douleurs que les traitements chimiques », explique-t-elle. D’abord formée au reiki (soins énergétiques japonais basés sur l’imposition des mains), la soignante s’est intéressée à l’hypnose dans le cadre de la formation continue. « Je reste dans l’aide à la personne », insiste Sabine Kapfer. « On remarque souvent que les personnes ont les ressources nécessaires pour régler leurs problématiques. Avec l’hypnose, on se connecte à leur inconscient, leur petite voix intérieure. Certains sont sur la retenue, ils ont peur d’être manipulés », confie-t-elle. 

« Tout le monde est hypnotisable »

La praticienne consacre entre 6 à 8 séances par personne. Un premier moment est à chaque fois nécessaire pour cerner les problématiques particulières et créer cet indispensable lien de confiance. « C’est le recueil d’information. On détermine l’objectif vers lequel tend la personne et on applique un protocole. La confiance est primordiale pour se laisser aller : si la personne reste dans la maîtrise, ça peut difficilement marcher », prévient Sabine Kapfer. Un lâcher-prise pour entrer dans l’état modifié de conscience (EMC), cette phase située avant le sommeil, quand le conscient ne met plus de filtres.
« Par notre rythme de voix, le vocabulaire, la personne est doucement guidée », explique la thérapeute.

Arrêt du tabac, perte de poids, phobie de l’avion ou des araignées : les raisons pour consulter sont multiples et avec le contexte actuel, Sabine Kapfer voit aussi augmenter les demandes liées aux angoisses et au stress. Lorsque le mal est plus profond, elle oriente parfois vers un psychologue. Les séances ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, mais certaines complémentaires de santé prennent en charge quelques séances. « Certaines personnes me disent parfois qu’elles ne sont pas hypnotisables. Tout le monde l’est, il suffit de trouver la porte d’entrée ».  

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