Les premiers vaccinés sont les agents volontaires

Le 12 janvier, l’Établissement Public de Santé Alsace Nord de Brumath a commencé les vaccinations de ses agents contre la COVID19. Une quarantaine de rendez-vous par jour a été fixée avec les volontaires, dans l’antenne de vaccination déployée pour l’occasion.

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Sylvie Provostic, 55 ans, l’une des premières vaccinées dans le Bas-Rhin. / ©Eric Genetet

Dans les yeux de Sylvie Provostic, 55 ans, infirmière du secteur psychiatrique, l’une des premières à se faire vacciner, on ne lit aucune angoisse. Dans la cible définie par la Haute Autorité de Santé (plus de 50 ans ou comorbidité), elle était volontaire, comme deux cents autres agents de l’EPSAN.

«Pour moi c’est un acte citoyen pour sauver la planète. Il faut que tout le monde se protège. Moi, je me protège et donc je protège les autres. Nous sommes nombreux dans cet état d’esprit. Les soignants, qui sont en première ligne, sont vigilants et souhaitent se faire vacciner. C’est une manière de montrer l’exemple». Quelques instants après l’injection, en salle de repos pour un quart d’heure, elle avoue qu’elle avait une petite appréhension : « Mais il faut la surmonter. C’est un moment important, inscrit dans l’histoire individuelle et dans l’histoire collective. C’était comme une vaccination habituelle, j’ai senti un tout petit peu le produit, je suis privilégiée. Mes proches me disent que j’ai de la chance, alors qu’ils devront attendre, et peut-être plusieurs mois ». 

Une organisation sans faille

Quatrième établissement hospitalier public d’Alsace, l’EPSAN a rapidement déployé des moyens pour recenser et vacciner ses agents. Plus de 200 ont été volontaires, d’autres demandes arrivent chaque jour. Si tout s’est bien passé pour Sylvie Provostic, comme pour la centaine de vaccinés de la première semaine, c’est que tout était très bien organisé.
Les doses, commandées aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, étaient bien arrivées : « Nous avons les doses que l’on commande. Espérons que cela dure ! », déclare Marine Zimmermann, chargée de communication. 

Du côté des seringues et des frigos, pas de problème. « En quelques jours, la cellule de crise de notre établissement a mobilisé tous les services pour créer une antenne de vaccination au sein de notre site d’hospitalisation complète. Un circuit a été mis en place. L’agent est accueilli par une secrétaire médicale, il remplit un formulaire, une consultation prévaccinale a lieu avec un médecin volontaire du pôle somatique. La vaccination est effectuée, sous la supervision du médecin présent, par des infirmiers de l’établissement. Les agents quittent les lieux après une surveillance de 15 minutes suivant l’administration du vaccin. » Rien de très exceptionnel, en fait. «Le personnel se fait vacciner avant tout pour protéger nos patients et nos résidents, et reviendra de la même manière pour la deuxième injection», conclut Marine Zimmermann. L’EPSAN peut maintenant vacciner en plus grand nombre.

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