Les mots essentiels de Séverine de Close

La Haguenovienne nous fait découvrir son dernier morceau dans un clip sorti le 8 octobre et entièrement tourné dans les rues de la ville. Un titre tout en douceur, en alsacien et en français, s’il vous plaît.

126
Le clip est une mise en scène de cette quête des mots essentiels, inscrits sur des post-it, collés à différents endroits de Haguenau / ©DR

Les mots essentiels, quels sont-ils ? « Ce sont ceux qu’on colle sur le frigo le matin, ceux qu’on n’a pas toujours le temps de se dire avant que quelqu’un disparaisse, les petits mots doux, les SMS qu’on s’envoie dans la journée », énumère Séverine de Close. L’artiste haguenovienne a dévoilé, le 8 octobre, Les Mots Essentiels – Was Wichtig Isch, un titre aux accents pop-folk, tourné à la fin de l’été dans les rues de Haguenau. Le clip a été réalisé par Starck Production, situé à Seebach. Le scénario a été entièrement rédigé par Séverine de Close : « J’ai souvent des idées, des images de clips qui m’arrivent lorsque j’écris mes chansons. Je vois ça en globalité, j’essaie d’être une artiste complète comme on dit aujourd’hui ! », sourit-elle.

« Ma connaissance de la chanson sera toujours supérieure à celle du public. Il faut se mettre dans la peau de celui qui va regarder », poursuit la chanteuse. Le clip est une mise en scène de cette quête des mots essentiels, inscrits sur des post-it, collés à différents endroits de Haguenau. Du même coup, la ville devient une actrice majeure de la vidéo. « Je cours après ces petits mots disséminés un peu partout. Je les collecte et les mets dans mon panier… qui est le panier traditionnel avec lequel je faisais la chasse aux oeufs ! », rigole Séverine de Close. Si elle chante en alsacien, l’artiste met un point d’honneur à ce que le public francophone ne soit pas exclu. D’ailleurs elle le dit : « Ma démarche n’est pas de faire du 100% alsacien. Mais d’amener la curiosité de cette langue vers un public qui n’est pas familier ».

Chanteuse et Égérie

Pour elle, l’alsacien est avant tout une affaire de famille : « on le parlait chez moi, c’est ancré ». C’est à l’adolescence qu’elle développe son penchant pour la musique : après avoir pianoté pendant quelques années, elle s’achète une guitare et se lance. À 43 ans, celle que l’on connaissait aussi comme Égérie Glam-Plus et militante pour l’intégration des femmes dites rondes dans la société, a aussi sorti deux titres pendant le premier confinement: « Le Silence », et « Il y aura un avant et un après ».

CONTENUS SPONSORISÉS