Les jeunes de par le monde

L’Association culturelle et interculturelle avec la jeunesse favorise l’épanouissement et l’implication citoyenne des jeunes habitants de Haguenau et alentour. Créée il y a moins d’un an, l’ACIJ multiplie les projets, les animations et les voyages en groupe. Pour une jeunesse plus autonome et plus heureuse !

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Les jeunes de Haguenau, impliqués dans l’ACIJ, avaient envie de voyager. Alors, les responsables de l’association ont proposé une première étape: Barcelone, la ville de Gaudi, mais aussi de Messi. Quand on lance ce genre de projet avec des jeunes de 16 à 17 ans, entre l’idée et la réalisation, il y a des difficultés à régler.

En premier lieu, le financement. L’association a fait une demande de subvention à l’ANCV qui favorise le départ en vacances du plus grand nombre, c’est sa mission depuis 30 ans avec les chèques vacances. Et puis, comme cela ne suffisait pas, les jeunes ont organisé des actions d’ensachages au supermarché Auchan de Haguenau. « Aux caisses, ils ont aidé les gens à remplir leurs sacs tout en présentant leur projet », explique Claude Guirouard-Aizee, le vice-président, car il était entendu que ceux qui ont eu la chance de partir en Espagne du 21 au 23 octobre, cinq du quartier Les Pins, deux du quartier La Musau et un du centre-ville, devaient organiser eux-mêmes une partie du financement, puis trouver un logement pas cher.

Ils ont trouvé une auberge de jeunesse, enregistré leur billet d’avion tout seuls, les deux adultes qui les ont accompagnés (une maman et un éducateur) n’étaient pas tout le temps derrière eux, avant comme pendant le voyage. Ils sont partis en train jusqu’à Saint-Louis, puis ils ont pris une navette pour l’aéroport de Bâle et ensuite, dans Barcelone, le métro. Ils ont visité les incontournables Sagrada Familia et Parc Güell, ils ont fait du bateau et beaucoup marché pendant trois jours bien chargés qui sont passés aussi vite que les attaquants du Camp Nou dans les défenses adverses.

Les jeunes s’organisent

Grâce à cette grande réussite, les jeunes de Haguenau se sentent pousser des ailes, ils veulent repartir et visiter l’Europe. Après cette expérience, l’ACIJ a décidé d’organiser trois séjours en Espagne ; après Barcelone, un autre groupe partira à Malaga, et ensuite tout le monde se retrouvera à Alicante, pour un programme de sport et de visites sur place.

« Le voyage permet de construire l’individu, il vit, il participe. Le fait de vivre ensemble, de se respecter, de prendre le métro, de passer deux jours dans une autre ville sans forcément très bien parler l’anglais ou l’espagnol mais de s’en sortir, de gérer son budget pour manger dans des endroits pas trop chers, permet de construire sa personnalité, de prendre confiance en soi », ajoute Claude Guirouard-Aizee.

Aider les autres, un nouveau défi

Du coup, très impliqués depuis le voyage à Barcelone, les jeunes sont devenus membres du bureau de l’association et se sont lancés de nouveaux défis, comme celui d’aider les citoyens en difficulté pendant l’hiver.

« L’idée est de faire le tour de Haguenau, pour identifier ceux qui n’ont pas les moyens de manger à leur faim, ensuite, ils iront dans des commerces ou chez les habitants pour proposer de préparer des soupes qu’ils livreront eux-mêmes chez ceux qui en ont besoin. Une façon de se lancer dans l’humanitaire », raconte Claude Guirouard-Aizee.

Un beau mois de décembre

Au mois de décembre, une soirée de partage a réuni 53 jeunes dans la chaleur du café Haven à Haguenau. Le centre socioculturel de Bischwiller a évoqué le voyage de ses jeunes à New York et l’ACIJ son voyage à Barcelone, autour d’un couscous offert par une maman bénévole. Par ailleurs, l’ANCV ayant financé une partie du voyage, elle a invité les jeunes à raconter leur aventure en présence du préfet et du sous-préfet de Haguenau, ce qu’ils ont fait avec plaisir.

L’ACIJ regroupe aujourd’hui 70 jeunes inscrits, avec leur carte de membre dans la poche, un chiffre qui grandit au fur et à mesure des actions menées. Le bilan des activités sera fait lors de l’assemblée générale à la fin du mois ou d’autres projets seront présentés, mais au-delà des voyages et de leur impact, les jeunes de l’association ont tous trouvé leur stage, obligatoire quand on est au lycée, pour 2020, ce qui est un signe fort. Les voyages forment toujours autant la jeunesse, ce dicton n’a jamais été aussi juste.