Les infirmiers anesthésistes en lutte

Lundi 17 mai, ils ont entamé une journée de grève et ont manifesté partout en France pour réclamer une reconnaissance de leur statut et une hausse des salaires. Maxi-Flash fait le point avec Quentin Mitoire, infirmier anesthésiste au Nouvel Hôpital Civil (NHC) de Strasbourg.

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Les IADE mènent ce combat depuis plusieurs annéese

Quelle est la raison de ce mouvement de grève ?

C’est un constat de notre situation actuelle. Nos revendications sont essentiellement statutaires. Le gouvernement a créé il y a quelques mois un statut d’auxiliaire médical en pratique avancée. C’est cette notion de pratique avancée qui nous concerne dans notre pratique quotidienne. Une profession d’infirmier de pratique avancée a été créée et nous souhaiterions être inscrits à leurs côtés, en tant qu’IADE (infirmier anesthésiste), parmi la grande famille des auxiliaires médicaux de pratique avancée.

Pourquoi ?

Parce que c’est ce qui correspond à notre réalité sur le terrain. On occupe des postes aux côtés des médecins anesthésistes qui vont travailler sur plusieurs salles d’opération alors qu’il n’y aura qu’un seul infirmier anesthésiste par salle. On se retrouve à travailler en autonomie et à prendre des décisions. Ce mode d’exercice correspond dans les définitions qui existent à l’international sur ce qu’est la pratique avancée, à savoir la reconnaissance du diplôme au grade Master 2.

Le CHU de Haguenau avait rejoint leurs collègues strasbourgeois

Quelle est la suite ?

La mobilisation du 17 mai a approché les 100% de grévistes que ce soit à Strasbourg, Haguenau. Des IADE du Haut-Rhin nous ont rejoints aussi. Les blocs étaient à l’arrêt, ce qui montre bien qu’on ne peut pas faire tourner les blocs sans l’existence du binôme médecin anesthésiste et infirmiers anesthésistes.  

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