Les écuries de Haguenau reconverties en tiers-lieu

Avec son projet, l’assureur haguenovien Claude Casterot veut inclure toutes les diversités : migrants, handicapés, illettrés, mais pas que. Bureaux, crèches, incubateurs, restauration : les anciennes écuries vont connaître une nouvelle vie d’ici l’été 2021.

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La Paddock Academie ouvrira ses portes d'ici l'été 202 ©Document Remis

Le lieu sera baptisé « Paddok Academie ». « Le paddock c’est l’endroit où sont les chevaux ou les formules 1 avant une course » définit Claude Casterot.

Le lien avec les anciennes écuries de l’hôpital du XIXe siècle est tout trouvé. Car d’ici à l’été 2021, le bâtiment historique sera transformé en tiers-lieu, un espace social à la croisée de plusieurs fonctions. Crèches, bureaux, incubateurs de start-up, restaurant : l’assureur haguenovien de 59 ans qui a investi plus de trois millions d’euros dans ce projet souhaite s’adresser à un public connecté, mais pas seulement.

« L’ambition est aussi d’en faire un endroit au service des diversités : personnes illettrées, handicapées, des migrants », précise Claude Casterot. Le futur tiers-lieu qui s’étendra sur trois étages d’une surface de 1.200 mètres carrés hébergera gratuitement des start-up pendant deux ans.

 

A 59 ans, Claude Casterot veut dynamiser le territoire de Haguenau

Un lieu qui manquait à Haguenau

Si l’édifice n’est pas classé aux Monuments Historiques, il dépend toutefois des architectes des Bâtiments de France et sa transformation doit obéir à certaines règles : conserver la façade à la chaux ou encore installer des tuiles alsaciennes Biberchwanz.

Pour Claude Casterot, il manquait d’un tel endroit à Haguenau : « Quand j’ai proposé mon idée à la Ville, on m’a répondu qu’un projet similaire était dans les cartons depuis longtemps. Comme l’argent investi provient du privé, c’est autant d’économies pour la collectivité. Nous allons travailler en bonne intelligence avec les communes locales», explique l’entrepreneur. Ancien gendarme de haute montagne, Claude Casterot concède un goût pour la prise de risque.

« À 20 ans, j’ai senti que j’avais développé un leadership. Mon métier d’assureur est une vraie passion pour accompagner les gens », raconte-t-il. Avec toujours cette motivation : « enrichir le territoire d’où je viens et rendre ce qu’on m’a donné ».