L’EPSAN développe son projet de soin

Dans le but d’offrir un environnement plus adapté au soin des patients souffrant de troubles psychiatriques associés à des handicaps mentaux et/ou psychiques importants, l’EPSAN a inauguré le mois dernier une nouvelle unité spécialisée au cœur de son site de Brumath .

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Après plusieurs années de réflexion, l’UPIDECC (Unité de soins Psychiatriques Intersectorielles pour patients Déficitaires En situation Clinique Complexe) a intégré l’EPSAN. L’inauguration de ce nouveau pôle accompagne la volonté de l’hôpital brumathois de se spécialiser dans l’approche de certaines pathologies psychiatriques.

Depuis une dizaine d’années, les pavillons de prise en charge des patients en situation clinique « complexe » sont au cœur de l’hôpital, ce pôle se composait de trois services d’une capacité de quinze lits chacun. Avec la création de l’UPIDECC, les équipes seront réunies et les patients bénéficieront de nouveaux locaux avec des aménagements adaptés. « C’est un enrichissement important de tout le projet de soin », comme le souligne Valérie Grossholtz, cadre supérieure de santé et co-gérante du pôle.

Le service se réorganise

Le suivi des patients en situation clinique complexe est un travail au long cours. Le personnel se doit de rester constamment à l’écoute de la sensibilité des patients, de leur « sensorialité » même, pose Valérie Grossholtz : « Certains de ces patients nécessitent un accompagnement complet dans la gestion de leur environnement, et cela implique la mise en place d’un projet de soins individualisé ayant comme objectifs de développer des habilités sociales, mais aussi des aménagements adaptés pour qu’ils puissent se mettre en retrait volontaire du groupe, et ne pas se sentir submergés par leurs émotions ». Avec la réorganisation du service, l’UPIDECC s’est donc doté de locaux spécifiques, comme des salles « snoezelen » (une salle de détente sensorielle), des espaces d’activités ludiques et des lieux d’hypostimulation; des salles d’apaisement pour s’isoler de la vie du groupe qui peut parfois être anxiogène.

Les médicaments ne sont pas la seule voie

En travaillant sur les cinq sens, ces méthodes de soin « alternatives » permettent de mieux cerner les besoins très spécifiques de chaque patient : « Le soignant peut ainsi trouver par quelles techniques soigner, autrement que par les seuls médicaments », souligne Marine Zimmermann, chargée de communication de l’hôpital.

Pour l’instant, l’UPIDECC est installée dans des locaux temporaires, mais un pavillon est en cours de travaux pour que le service finalise sa transformation et s’adapte totalement aux besoins des équipes et des patients.