Le village des irréductibles

Le futsal a connu un vrai développement en milieu très urbain, dans les quartiers des grandes villes. Si Strasbourg en est le parfait exemple, Ingwiller en est le contre-pied idéal.

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Ce n’était pas vraiment prévu. L’AS Ingwiller, à la base, c’est un club de village qui fait plutôt bonne figure, avec une équipe en District 1, une réserve en District 4, et plusieurs équipes de jeunes. Et puis en 2015, quelques joueurs s’inscrivent à un tournoi de futsal à Niederbronn, comme ça, pour rigoler. Bim, victoire. « On nous apprend alors qu’on est qualifiés pour la coupe d’Alsace », se rappelle le coach de l’équipe Thomas Gros. « Et on arrive en finale ! Là, il y a des représentants du futsal à la ligue qui nous ont dit de monter une équipe… » C’est comme ça que l’histoire débute : un peu par hasard, mais avec un peu de talent aussi.

D’ailleurs, c’est une question : le foot de village, à 11, sur grand terrain, on connaît. Mais existe-t-il aussi un futsal de village ? « En quelque sorte. Ce qui fait notre force, c’est notre solidarité, on reste soudés ! On est aussi le seul club-house qui reste ouvert jusqu’à 3h du matin après les matchs. Cela dit, au futsal, tu peux pas te contenter de balancer devant, t’es obligé de jouer et de ressortir proprement même si c’est compliqué quand tu joues la réserve du Neuhof, et que t’as des joueurs de L2 qui descendent parce qu’ils reviennent de blessure par exemple… Là, tu vois pas beaucoup le ballon ! »

Grosse ambiance et club-house ouvert la nuit

Les petits gars d’Ingwiller réussissent néanmoins à épater la galerie, y compris le Neuhof et son staff. « On a toujours beaucoup de supporters, entre 100 et 150 par matchs… Des enfants, des papis, tout le monde vient ! On a toujours une super ambiance, et les autres nous disent ‘mais comment vous faites ?!’… » Ah oui, comment ? « Je pense que c’est un peu parce qu’on est le seul club de futsal de tout le secteur. À Haguenau, il n’y en a pas plus, à Saverne, ils ne l’ont finalement pas créé… Du coup, on rassemble du monde. On a des joueurs qui viennent de Reipertswiller, d’Obermodern, d’Hochfelden… Et il y a un petit engouement qui est venu. »

L’enthousiaste coach de l’AS Ingwiller Futsal a maintenant deux belles échéances à préparer. Tout d’abord, le 21 décembre avec un 3e tour de la Coupe Nationale à disputer à Richardménil, près de Nancy. « On ne sait pas trop où l’on va… Un 21 décembre, à Nancy, voilà (rires). On a déjà prévu un minibus pour nos supporters, mais ce qui nous attend, c’est l’inconnu. Ce qu’on sait, c’est qu’on n’a jamais franchi un 3e tour, et que ce serait historique pour le club ! »

L’autre très belle échéance, c’est la reprise du championnat de District 1, face au Strasbourg Sporting Futsal, l’autre belle équipe de Strasbourg. Ce sera le vendredi 3 janvier à 21h, et il devrait y avoir encore une fois une belle ambiance. On s’y retrouve ?