Le point d’ancrage du volley en Nord-Alsace

L’AS Vallée de la Sauer mise sur la formation pour poursuivre sa croissance. À terme, un rapprochement avec Haguenau pourrait faire naître une très belle entité.

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Quand on jette un œil aux différentes poules de N3F, on remarque très vite qu’à part le Haut-Rhin et Strasbourg, il n’y a pas grand-chose. Heureusement que l’ASVS est là pour « sauver » un peu le Bas-Rhin. Promues l’an passé et 5e pour leur première saison à niveau, les joueuses de Norbert Conrad occupent encore le haut du tableau (4e au moment d’écrire). « On va essayer de faire mieux que l’an passé, alors pourquoi pas le podium », pose le coach ? « Globalement, on a une forme de continuité entre la formation et la recherche du plus haut niveau possible. La formation, c’est dans l’ADN du club depuis la nuit des temps ! »

Peut-être plus précisément depuis la fusion de 1996 entre Lembach (où l’ASVS s’entraîne principalement) et Woerth (où se déroulent les matchs).

Ce travail de fond se poursuit avec toujours le partenariat avec le collège de Woerth, et depuis peu avec l’ouverture d’une section sportive pour les lycéen.ne.s du séminaire de Walbourg. « La qualité de la formation, c’est quelque chose qui se développe au fil du temps. On a de très bons résultats dans les équipes de jeunes. Chez les garçons, notre équipe 2 est composée à 80% de cadets / juniors, et chez les filles, l’équipe 3 c’est pratiquement 100% de cadettes. »

On sent poindre une forme de fierté pour un club qui revendique son ancrage historique dans cette vallée de la Sauer. « Lembach et Woerth, c’était deux entités très fortes, et c’est bien qu’on ait su garder un pied dans chacun des villages. »

Rajouter un H ?

Il faudra peut-être bientôt une troisième jambe pour se reposer sur Haguenau. L’idée est loin d’être taboue puisqu’elle a été abordée en AG par les deux clubs, avec l’ambition de créer une union de groupements sportifs. « À l’échelle du Grand Est, c’est un passage obligé. Il faut unir les savoir-faire pour développer le volley dans le Bas-Rhin. Mais on ne pourra rien faire sans volonté politique. Clairement, on a été moins ambitieux que le Haut-Rhin au niveau des infrastructures, d’où le regard vers Haguenau, qui est plutôt bien équipée. » Le message est clair. Et pour tout le monde.