Le meilleur caviste de France sera-t-il Nord alsacien ?

Philippe Ball, de Forstfeld, est le gérant de la Cave des anges. Cette année, il a décidé de participer au concours du Meilleur caviste de France. Il fait partie des huit finalistes qui tenteront de remporter le titre le 19 octobre prochain à Bordeaux.

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Lorsqu’il avait une vingtaine d’années, Philippe Ball a découvert des vins exceptionnels dans des restaurants gastronomiques. C’est alors qu’est née sa passion pour l’œnologie. Il a décidé de devenir caviste après le sacre de Philippe Schlick, de Weitbruch, qui a été élu Meilleur caviste de France en 2016. Il a suivi une formation de sommelier et, en 2017, il a ouvert sa propre boutique.

Aujourd’hui, il y propose environ cent cinquante références, des vins provenant de toutes les régions de France, des spiritueux, mais aussi des fromages et des saucissons. Chaque année, il parcourt le pays à la recherche de bons produits. Il goûte et sélectionne avec soin tous les vins qu’il vend dans sa boutique. Même les fromages sont dégustés avant d’être proposés aux clients.

L’Alsacien a brillé en demi-finale

Ce concours de meilleur caviste de France, qui a lieu tous les deux ans, Philippe Bal veut le remporter. Après une première tentative en 2018 où il s’est arrêté aux présélections, le jeune trentenaire de Forsfeld s’est réinscrit. Cette fois-ci, il a franchi toutes les étapes avec succès : « C’est incroyable! Le niveau était très élevé, mais j’ai décroché ma place en finale, et c’est déjà une victoire », s’enthousiasme le caviste. Le 19 octobre, à la Cité du vin à Bordeaux, les huit finalistes seront départagés après cinq
étapes : le rapport d’un client mystère, un nouveau questionnaire, une dégustation à l’aveugle de cinq liquides, en direct devant le jury, la description détaillée d’une bouteille et une mise en situation. Le dernier Alsacien en lice sent la pression monter, mais il est prêt à relever le défi : « Toute l’année, nous dégustons, je recherche des accords mets/vins, je décris des bouteilles, c’est comme une préparation aux épreuves. Ce concours est un challenge personnel, je veux voir où je me situe par rapport à mes connaissances », conclut Philippe Ball. 

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