Haguenau : Le Lycée Schuman se donne de l’air

C’est une initiative qui ne doit rien à personne : les écodélégués et la direction de l’établissement ont décidé de planter une mini-forêt urbaine au sein du lycée.

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Le lycée avait déjà entrepris la création d'un jardin japonais avant de passer à la vitesse supérieure début 2021. ©DR

C’est une tendance de fond qui s’installe. Les élèves y sont de plus en plus sensibles, et les collèges et lycées aussi. Didier Schmidt, le proviseur du Lycée Schuman de Haguenau, travaille « depuis quelques années sur le développement durable, l’écologie. On a mis en place des écodélégués, avec des profs référents. » Des idées émergent, et parfois le hasard pousse à l’action. 

Un reportage venu du Japon montrait les plantations de ces petites forêts urbaines, et l’agent comptable du lycée, Grégory Grandjean, a un jour décidé de pousser les portes d’un paysagiste et de voir ce qu’on pourrait faire et combien ça coûterait. Haguenau applique donc la technique Miyawaki, qui consiste à recréer des espaces boisés à partir de plantes indigènes qui n’auraient jamais dû perdre cette place au profit du béton. Les synergies naturelles de l’écosystème vont permettre à la petite forêt de prospérer sans entretien, sans fertilisant et sans aucun produit chimique. Et à terme, on peut aussi imaginer le retour de petits insectes qui viendront peupler cet espace vert. 

Plus on en plante, plus ils poussent vite  !

Résultat : début février, quelque 600 arbres ont été plantés, accompagnés de quatre bacs de vers de terre. « Les arbres vont s’autoréguler », raconte le proviseur. « Le fait d’en planter beaucoup, ça va créer une symbiose, et ils vont pousser plus vite. En trois, quatre ans, notre forêt aura l’air d’en avoir dix ! » Trois jours de boulot, et une petite forêt qui ne paye pas de mine pour l’instant, mais qui vient s’inscrire dans un schéma plus global.

« On a à la base un lycée très minéral… L’an passé, après le confinement, on a déjà replanté plusieurs arbres. On a mis des bacs à végétaux, du mobilier. On associe les élèves à ces réflexions, et on sent qu’ils y sont sensibles. Pas tous évidemment (rires), mais au fil des années, on voit que c’est quelque chose qui les intéresse. Quand notre forêt aura bien poussé, ce sera vraiment intéressant.» On a hâte de voir le résultat. Et ceux qui sont aujourd’hui collégiens seront les premiers à bénéficier de cette belle  idée.   

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