Le Fiat 500X Sport muscle son jeu

Un an après un restylage salutaire, le Fiat 500X s’offre une déclinaison sport à même de lui donner un nouveau souffle sur un segment où l’air commence cruellement à manquer.

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Cela faisait trois ans que le SUV de Fiat, basé sur son éternelle 500, promenait sa séduisante calandre rehaussée sur toutes les routes du globe. L’idée de transformer la petite citadine en vaillant SUV était osée : la belle italienne a toujours mis en avant ses lignes sveltes et sa taille de guêpe pour toucher au cœur les conducteurs et, surtout, les conductrices.

Le succès fut tout de même au rendez-vous. Cependant, dans un segment saturé, ne plus avancer, c’est mourir un peu. Le restylage s’imposait donc afin de faire souffler un vent de renouveau sur la gamme. Un an plus tard, Fiat lui offre une version Sport dans la même veine. Certes, ce n’est pas une déclinaison Abarth, véritable Arlésienne, longtemps rêvée jamais livrée, mais cette variante a de quoi nous consoler de cette absence.

Une dotation généreuse

Généralement, dans ce genre d’exercice, la refonte est avant tout esthétique. Ici, Fiat a poussé le travail un peu plus loin. Bouclier avant avec grille inédite, double sortie d’échappements, diffuseur à l’arrière, bas de caisse et passages de roues couleur carrosserie, jantes 19 pouces (option) ou encore rétroviseurs et poignées mats sont au programme. C’est généreux et, si cela n’a pas l’attrait d’une Fiat passée entre les pinces du Scorpion, ce 500X Sport impressionne. Pour le reste, on retrouve le nouveau regard pénétrant des productions de la marque italienne, que l’on avait déjà pu découvrir sur la dernière mouture de la 500. À l’avant comme à l’arrière, on est séduit par la nouvelle signature lumineuse. Un design qui a permis d’écouler 70 000 Fiat 500X en France, plaçant le SUV transalpin à la 5e place de sa catégorie. On retrouve le même intérieur en nette progression avec de beaux rappels au caractère sportif de cette version. Fiat assure avoir mis l’accent sur la qualité des matériaux et le résultat est probant. La qualité perçue est en hausse dans un intérieur toujours aussi avenant.

On apprécie le volume confortable, les différentes tonalités, les deux boîtes à gants superposées et fermées, les belles et grosses clenches de portière et le volant multifonction. On regrette juste que l’écran central, toujours de 7 pouces, n’ait pas pris un peu d’ampleur. On se consolera en apprenant que le 500X soigne sa dotation technologique avec, selon les finitions, l’alerte de franchissement de ligne, un régulateur adaptatif couplé à un système de reconnaissance des panneaux qui adapte la vitesse du véhicule selon la signalisation, le freinage d’urgence ou encore le dispositif de surveillance des angles morts.

Un tigre sous le capot

Tous les modèles sport sont rabaissés de 13 mm. Les montes sont spécifiques à cette version puisque ce 500X adopte les excellents Dunlop Sport Maxx, que l’on retrouve généralement sur les GTI. Sous le capot, le 4-cylindres 1,3 l 150 ch associé à la boîte automatique à 6 rapports évolue. Les suspensions sont signées Koni et la direction est repassée entre les mains des ingénieurs. Les résultats sont probants : -26 % de sous-virage. Le SUV fait ainsi preuve d’un très beau dynamisme et brille là où on l’attend : dans les petites routes de campagnes. Le train répond au doigt et à l’œil, tandis que le châssis fait preuve d’une indéfectible placidité. Le comportement est sûr et entraînant. On aurait aimé pouvoir pousser le bloc dans ses retranchements avec un mode de conduite Sport malheureusement absent. La boîte fait toutefois preuve d’une remarquable fluidité et d’un mordant plaisant. Cette finition est disponible avec toutes les motorisations : on retrouve le 3-cylindres essence Turbo 1 l de 120 ch (25 990 €), le 4-cylindres essence Turbo 1,3 l de 150 ch DCT (28 990 €) et les Diesel 1,3 de 95 ch (25 990 €), 1,6 l de 120 ch (27 490 €) et le 1,6 l de 120 ch DCT (28 990 €).