Le FC Weitbruch va entrer dans une autre dimension

Un projet à trois millions d’euros et un stade magnifique : le FCW va enfin quitter le milieu du XXe siècle pour entrer dans la modernité. Une nouvelle page attendue avec gourmandise par tous les membres du club.

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Bruno Zipper, vice-président du FCW, sur ce qui sera dans quelques mois le terrain d'honneur. ©Sébastien Ruffet

« On a envoyé un appel au secours ». Les mots sont forts, mais comme les mots ont un sens, on mesure l’urgence. Bruno Zipper, le vice-président, a fait ce constat implacable : les installations du centre-ville avaient largement fait leur temps. Un seul terrain, pas assez de vestiaires…

« Il n’y avait plus rien de dimensionné pour l’activité footballistique actuelle. Sans projet, le club était voué à disparaître. » Alors la mairie a réagi, et emboîté le pas au courrier du FCW. Si la commune est maître d’ouvrage du nouveau stade, elle a déniché les subventions des collectivités, de la ComCom, de la Ligue…

« Weitbruch avait besoin d’un projet foot ! »

Sur le terrain encore nu, là même où une belle pelouse naturelle verra le jour dans quelques semaines, Bruno Zipper, un ancien coéquipier de Marc Keller à Mulhouse, détaille avec impatience ce que sera le FC Weitbruch de demain.

« Ici, ce sera le terrain d’honneur. Au-dessus, on aura le terrain synthétique pour l’entraînement, il sera éclairé. Et de côté une tribune de 120 places. C’était difficile de créer un engouement dans les conditions qu’on a. Pour un gros village comme le nôtre (2800 habitants), il fallait un projet foot ! »

Qui dit grand projet dit grandes ambitions. Et la première sera de conserver l’esprit familial ! « On a un président, mon frère Pierre, qui est cuisinier. Il fait déjà des miracles dans 4 m². Alors avec le nouveau club house, ça devrait être pas mal ! Pour les recrues, on s’est assurés aussi de leur état d’esprit. » Votre journaliste sportif préféré peut en témoigner personnellement, le nouveau coach Lionel Spenle et le défenseur Yann Redelsperger sont aussi efficaces sur un terrain qu’à la buvette. L’intégration ne devrait pas poser de problèmes. Il faudra que la mayonnaise prenne, puisque le club a subi le départ de neuf joueurs, après le changement de coach.

« On s’est quittés en bons termes avec Frédéric Ghenzi, pas de souci. Mais comme souvent, quand un entraîneur s’en va, il y a un appel d’air. » Un peu de moins de joueurs (45 seniors pour 3 équipes actuellement, contre 53 la saison passée) mais la qualité sera au rendez-vous, avec l’ambition d’aller chercher la D1 dans un premier temps, et pourquoi pas, « le rêve ultime » toucher la R3. L’autre grand bonheur serait d’accueillir une équipe professionnelle pour l’inauguration à l’été 2021. Et si possible le Racing.