Le droit à l’erreur

En Nationale 2, les handballeuses de Seltz vivent un apprentissage difficile après leur montée de la saison passée. Mais rien qui n’entache l’optimisme du coach Philippe Weissenburger.

0
98

Un nul et deux défaites pour commencer la saison (avant le match de ce week-end, hors de nos délais de parution), il y avait sans doute mieux pour se mettre en confiance, surtout quand on est le petit promu. Seltz a notamment dû se remettre le carafon à l’endroit après la petite gifle reçue à Montigny (36-21), qui descend de N1, et qui n’a qu’une envie, c’est d’y retourner.

Même dans un match pareil, l’entraîneur seltzois Philippe Weissenburger essaye de tirer le positif, mais sans mentir à ses joueuses : « On prend -15, mais peut être qu’en faisant mieux quelques petites choses, on peut limiter à -10, -8 ou -5. Après, ce que j’ai dit aux filles, c’est que sur un match comme ça, on est à notre place. On n’a pas le physique pour lutter contre ces équipes-là. On a en gros la même équipe que la saison passée, et beaucoup de joueuses découvrent la N2, l’intensité, la structuration nouvelle de la semaine. Bien sûr qu’on rêve de faire mieux, mais il est primordial d’avoir ce discours de vérité. »

Rien à perdre, tout à gagner

Pour éviter de ressasser pendant des heures les défaites ou les erreurs, P. Weissenburger cherche à avancer, en misant notamment sur l’analyse vidéo d’après match, quitte à ce que ça pique un peu. « On regarde objectivement, avec du recul », explique le coach. « Ça permet de voir ce qu’on aurait pu faire mieux, mais ça permet aussi de voir que, parfois, tu ne peux rien faire parce que l’adversaire était juste trop fort. »

Le physique, l’intensité, tout cela va devoir monter en puissance au fil des semaines. Quid de l’aspect mental, pour un groupe qui a pratiquement survolé la N3 la saison dernière, et qui va devoir sans doute galérer toute l’année pour sauver sa peau ? « En fait… », réfléchit Philippe, « je dirais qu’on a moins de pression. La saison dernière, on n’avait pas le droit à l’erreur, il fallait tout gagner pour monter. Là, on a le droit à l’erreur, on travaille dans le calme, la sérénité. On y croit, on n’a rien à perdre, c’est un challenge plaisant. »

Dans une N2 où tout le monde prend beaucoup plus de plaisir, joueuses comme supporters, quelques rencontres seront capitales. Et au HBS on a déjà identifié le mini-championnat qui va se jouer pour le maintien. « Clairement, Montbéliard, Chaumont, Thann, c’est à notre portée. Il faudra mettre le paquet sur ces matchs là en jouant juste, sereinement, la tête froide. Bon, cela dit, on est aussi à la portée de ces équipes-là ! » La saison est longue et les Seltzoises ont de la ressource. Elles l’ont déjà prouvé par le passé.