L’amitié ne s’arrête pas à la frontière

L’université populaire PAMINA a recueilli 38 témoignages d’Alsaciens et d’Allemands sur la fermeture de la frontière durant le confinement. Elle envisage de les publier pour laisser une trace de cette période inédite.

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Les habitants, choqués par la fermeture de la frontière pendant le confinement, ont confié leurs ressentis à l’Université populaire PAMINA / ©DR

Mi-mars 2020, la fermeture des frontières a bouleversé le quotidien des habitants de l’espace PAMINA. Pour laisser des témoignages aux générations futures, l’Université populaire PAMINA a demandé aux Français et aux Allemands de lui envoyer des textes sur leurs ressentis et leurs réactions face à cette fermeture, sur leurs besoins et leurs envies pour l’après-crise. 

Ces textes peuvent être rédigés en français, allemand, alsacien, pfälzisch ou badisch, et doivent être envoyés à l’adresse a.striebig-weissenburger@up-pamina-vhs.org, accompagnés des coordonnées de l’auteur. Une quarantaine de personnes ont déjà répondu à l’appel. Pour l’Université populaire, ces écrits s’inscrivent dans un objectif de collecte, en partenariat avec les Archives municipales de Wissembourg. 

Une publication est envisagée :  « Une vingtaine de personnes nous ont donné leur accord pour utiliser leur production. Nous recherchons encore des financements pour pouvoir publier le recueil. De façon générale, les gens étaient vraiment choqués. Nous avons reçu des textes de Français résidant en Allemagne, et inversement. Nous avons lu les histoires d’amis, de familles, de couples momentanément séparés, car ils ne pouvaient plus traverser la frontière habituellement si poreuse. Ils ne s’y attendaient pas. Beaucoup se sont posé des questions sur la liberté et sur l’Europe, mais tous expriment leur volonté de vouloir continuer à être ensemble ! », explique Annette Striebig-Weissenburger, la directrice de l’Université populaire PAMINA.  

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