L’Alsace vue du ciel, on en tombe… amoureux !

Voici L’Alsace vue du ciel, le cadeau de Noël idéal pour les amoureux de la région ou pour ceux que ne la connaissent pas. Avec les textes poétiques du journaliste et écrivain lorrain (mais éperdument amoureux de la région) Gilles Pudlowski.

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L’auteur Gilles Pudlowski est connu pour ses guides gastronomiques Pudlo et son blog « Les pieds dans le plat ». Il a imaginé des mots sur des photos aériennes de Tristan Vuano, le photographe qui a grandi au milieu des avions. Passionné de photographies autant que d’objets volants en tout genre, il a pour ambition de mettre en valeur sa région vue du ciel, aux plus belles heures de la journée. Cet ouvrage regroupe des trésors, 150 vues aériennes pour se rendre compte de la richesse exceptionnelle du patrimoine alsacien, et de là-haut l’Alsace est encore plus belle !

Comment avez-vous travaillé sur ce projet ?

Le but était d’écrire des textes qui parlent de l’Alsace d’une manière un peu différente, c’est-à-dire poétique, littéraire et géographique, sans oublier le vin et la Route des vins par exemple, en y ajoutant des citations d’auteurs célèbres, le tout en rapport avec les photos.

Vous avez beaucoup travaillé sur ce livre ?

Vous connaissez la phrase : « choisis un métier que tu aimes et tu n’auras pas l’impression de travailler un seul jour de ta vie ». J’ai la chance de faire pour mon boulot ce que les gens font pour leurs loisirs, je passe mon temps à voyager, à manger, à lire, à écrire. Mon hobby est devenu ma raison de vivre et en même temps, mon gagne-pain. Ce livre a été très facile à faire.

Surtout que c’était loin d’être votre premier ouvrage sur la région…

.. J’ai fait beaucoup de livres sur l’Alsace depuis 30 ans, notamment Le Dictionnaire amoureux de l’Alsace chez Plon en 2010 et L’Alsace des écrivains chez Alexandrines en 2015. Pour l’Alsace vue du ciel, il a fallu que je me documente, mais comme j’aime l’Alsace passionnément, c’était un petit peu comme des vacances. C’est le genre de boulot que l’on fait parce que l’on aime ça. C’est une chance formidable.

Nous allons revenir sur votre amour pour l’Alsace. Vous dites que vous êtes un Alsacien de cœur, votre nom est très associé à la gastronomie et à votre guide, le Pudlo, mais on oublie peut-être que vous êtes un auteur, un écrivain.

Oui, ma première passion était la littérature, et mon premier job c’était critique littéraire. En 1978, je suis passé chez Bernard Pivot pour une émission sur la poésie, j’avais fait une anthologie de la poésie.

Peut-on dire que le guide Pudlo a, d’une certaine manière, vampirisé votre carrière littéraire ?

Oui, on peut dire ça, c’est une belle expression. Il y a 40 ans la gastronomie représentait 5 % de mon activité, aujourd’hui c’est pratiquement l’inverse.

Mais vous êtes toujours très présent dans le milieu de la littérature ?

Oui, je fais partie du jury du premier roman et j’en suis très fier. J’ai aussi annoncé que Jean-Paul Dubois aurait le Prix Goncourt cette année, j’avais fait un papier sur son dernier livre et puis j’essaye toujours de marier la gastronomie et la littérature.

Revenons sur L’Alsace vue du ciel, qu’avez-vous ressenti quand vous avez découvert les photos ?

J’ai trouvé ça superbe, j’ai eu beaucoup d’émotion. Tristan Vuano a réussi à marier la technique et la poésie, c’est une poésie du paysage. Je peux en parler de manière objective, car je suis arrivé après lui dans ce projet et je me suis dit que c’était une manière tout à fait passionnante de parler de cette région que j’ai découverte notamment en faisant de la marche à pied à travers les Vosges du Nord. Il y a des choses qui me sont chères ici et que j’ai retrouvées dans ce livre. Je n’étais pas en territoire inconnu.

Quelles photos vous plaisent particulièrement ?

Celle de l’avion au-dessus du Haut-Koenigsbourg, qui conclut le livre. Elle est prise d’un autre avion. Je trouve que c’est un travail extrêmement bien réalisé. Sinon, j’ai beaucoup aimé toute la partie sur la Route des vins. Le rôle de ce livre est de faire connaître l’Alsace à ceux qui ne la connaissent pas et de la faire aimer encore mieux à ceux qui la connaissent, ou qui croient la connaître.

J’aime beaucoup votre texte sur Wissembourg, vous dites que c’est une suite de trésors.

Oui, j’aime beaucoup Wissembourg, je la connais par cœur, d’ailleurs je connais mieux le nord de l’Alsace que le sud, car j’y allais avec ma mère quand j’étais petit. J’ai fait un livre, L’amour du pays, paru en 1986, dans lequel il y avait un texte qui s’appelait Journal d’un Alsacien professionnel, et j’écrivais :
« Mon cœur est à Wissembourg ».

Je comprends pourquoi vous avez publié Le Dictionnaire amoureux d’Alsace, car quand vous en parlez, vous avez l’air d’un amoureux transi…

Oui, toujours. Je crois que ça n’a pas changé. Nous avons la chance extraordinaire d’avoir des paysages intacts. Cette année, j’ai sorti parallèlement un autre livre, juste après l’Alsace vue du ciel sur le côté légendaire, pictural ou géographique de la région, c’est Le meilleur de l’Alsace (avec des photos de Maurice Rougemont), paru aux Éditions du signe, autour de la bouffe, des produits, des recettes et des traditions. J’ai travaillé deux ans dessus. C’est un hasard et aussi une chance de publier deux livres sur l’Alsace la même année.

L’Alsace vue du ciel, format :

29 x 29 cm ,160 pages. Prix public : 28,50 €.