La vie sans tabac ?

La Journée Mondiale sans tabac organisée par l’OMS aura lieu le 31 mai. Une occasion de rappeler ce que tout le monde sait : le tabac est un tueur, il est très compliqué de lui échapper quand on vit avec la cigarette au bord des lèvres ; même si fumer est devenu ringard, l’OMS estime qu’environ 22 % de la population mondiale âgée de plus de 15 ans fume, que plus de 6 millions de personnes meurent chaque année de la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée (un décès toutes les six secondes).

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En France, le nombre de fumeurs baisse, mais 26,9% des adultes le sont toujours (chiffres 2017 du Baromètre santé). Alors, pour les six sur dix qui souhaitent arrêter, Maxi flash
écrase sa clope et vous propose ce dossier essentiel.

Le ministère de la Santé compte augmenter fortement la fiscalité du tabac et faire passer le prix du paquet à 10 euros en 2020. Il sera plus facile de calculer que détruire sa santé et accessoirement celle des autres en fumant vingt cigarettes par jour coûtera 3600 euros par an. C’est peut-être un brin moralisateur, après tout, chacun fait ce qu’il lui plaît, mais comme 60% des fumeurs souhaitent arrêter, le gain en argent peut devenir une bonne source de motivation. On peut faire pas mal de choses avec 3600 euros. Se payer des vacances en famille et des séances d’hypnose par exemple ; pour certains c’est très efficace pour arrêter. On peut ainsi télécharger l’application alsacienne Kwit (voir ci-contre). Peu importe la méthode, pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire. Et puis, comme c’est avant tout un triomphe personnel quand on s’en sort, pourquoi ne pas créer sa propre méthode en s’inspirant de ce qui existe ?

Pour réussir, il faut être bien informé, avoir conscience que c’est un choix, qu’il ne sera pas facile d’aller au bout, que c’est souvent un parcours du combattant, et que la victoire est provisoire, ad vitam. L’effort sera important, inutile de chercher la facilité. En cas d’échec, la culpabilité peut vous enfoncer encore plus, l’autre combat pour agrémenter votre espérance de vie est de comprendre pourquoi vous fumez et ainsi de ne plus culpabiliser en cas de rechute.

Décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que d’ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme sera plus mortel à travers le monde que le Sida, la turberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides. Ce 31 mai est l’occasion de sensibiliser aux effets nocifs et fatals de l’exposition au tabagisme ou à la fumée des autres et de décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit. Cette journée mondiale sans tabac 2019 est axée sur « le tabac et la santé pulmonaire ». La campagne permet de sensibiliser davantage aux aspects suivants : l’effet négatif du tabac sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques.

Des milliers d’enfants touchés

Le tabagisme est la première cause de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), un état dans lequel l’amas de mucus rempli de pus dans les poumons entraîne une toux douloureuse et de grandes difficultés respiratoires.

Le risque de voir apparaître la BPCO est particulièrement élevé pour ceux qui commencent à fumer jeune, car la fumée du tabac ralentit sensiblement le développement des poumons. Le tabac aggrave aussi l’asthme, qui restreint les activités et contribue aux incapacités. L’arrêt rapide du tabac est le traitement le plus efficace pour ralentir l’évolution de la BPCO et améliorer les symptômes de l’asthme.

Au niveau mondial, on estime à 165 000 le nombre d’enfants mourant avant l’âge de 5 ans à cause d’infections des voies respiratoires inférieures dues au tabagisme passif. La fumée du tabac est une forme très dangereuse de pollution à l’intérieur des habitations : elle contient plus de 7000 produits chimiques, dont 69 sont connus pour être cancérogènes. La mesure la plus efficace pour améliorer la santé pulmonaire consiste à réduire le tabagisme et l’exposition à la fumée des autres.

Être bien informé

Au moment de l’arrêt du tabac, le sevrage nicotinique peut entraîner des troubles du sommeil, des insomnies, des perturbations oniriques. D’après le site Tabac Info Service, « On ne dort pas bien, on se réveille au cours de la nuit ou au contraire on fait des rêves incroyables, érotiques, violents ou hyper réalistes. Cela est normal, les troubles du sommeil font en effet partie des signes de sevrage. Mais rassurez-vous, ces problèmes sont transitoires ». Pour les éviter, le site vous propose quelques astuces et un numéro payant, le 39 89.

Quelques conseils pour arrêter

Les spécialistes de la question sont unanimes, dès les premiers pas, il faut essayer de commencer la journée avec un peu d’exercice, éviter les boissons telles que le café et l’alcool, ne pas oublier de se brosser les dents juste après les repas afin d’augmenter la sensation de fraîcheur.

Lorsque vous avez envie de fumer, rappelez-vous votre principale motivation, buvez beaucoup d’eau et ne faites pas attention aux idées reçues : la prise de poids n’est pas systématique, il n’est pas trop tard pour arrêter de fumer, par exemple, un an après l’arrêt du tabac, le risque d’infarctus diminue de moitié et celui d’avoir un AVC est comparable à celui d’un non-fumeur. Le sport ne réduit pas les risques de maladie, au contraire. Les cigarettes roulées ou light ne sont pas moins nocives, mais un fumeur consommateur de cigarette électronique diminue fortement son risque de développer des maladies attribuées au tabac, dont le cancer.    

Kwit, une application  « alsacienne » pour arrêter

Née en 2012, elle est alsacienne (l’un des trois associés vit à Haguenau), numéro 1 en France et TOP 5 dans le monde pour devenir et rester non-fumeur. Basée sur des méthodes scientifiques, Kwit accompagne dans le sevrage tabagique. Inspirée des thérapies cognitives et comportementales. Kwit a développé une approche ludique et originale, sans substitut nicotinique. Sous forme de jeu, l’application aide à combattre les symptômes du sevrage à travers des stratégies pour faire face à l’envie de fumer. À partir d’un profil et d’un tableau de bord, les utilisateurs, qui restent six mois en moyenne, suivent leurs progrès au jour le jour et constatent l’évolution de leur sevrage, les jours passés sans cigarette, l’argent économisé, les cigarettes non fumées ou encore l’amélioration de l’état de leurs poumons, autant d’indicateurs encourageants qui montrent que les efforts portent leurs fruits. L’application, qui vous coûtera 8 euros par mois, le temps que vous souhaitez, promet que vous ne serez plus jamais seul dans votre lutte contre le tabac. Son taux de réussite est trois fois supérieur aux substituts, 21% des 1 300 000 personnes qui ont déjà téléchargé l’application n’ont pas rechuté.