La Seat Leon muscle son « je »

Dans la grande famille Volkswagen, la Golf a toujours fait figure de favorite. La Seat Leon a donc été sans cesse comparée, le plus souvent à son désavantage, à son illustre aînée. La dernière génération qui prend aujourd’hui la route entend bien renverser la table.

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Quatre générations à être comparée à sa grande sœur, la VW Golf, c’en est trop pour une Ibérique au fort caractère. La Seat Leon entend bien prouver qu’elle n’a rien à envier à son pendant germanique. Le moins que l’on puisse dire est que les designers lui ont donné les moyens de ses ambitions. Jamais le constructeur n’aura autant dépensé pour la conception d’une voiture. Un chèque de plus d’un milliard d’euros a été signé. Pour l’anecdote, il s’agit du dernier modèle conçu par Luca de Meo, cet homme à l’origine de la remontée spectaculaire de Seat, qui est désormais aux commandes de Renault.

On apprécie le parfait équilibre trouvé à travers les lignes saillantes et la sculpture de la face avant de la Seat Leon que viennent adoucir des flancs galbés et une poupe inversée aguicheuse. À l’avant, le capot allongé, le museau à la chute vertigineuse et la calandre hexagonale en relief impressionnent. À l’arrière, le bandeau de phare confirme la très nette montée en gamme. L’arrivée des clignotants à défilement et le lettrage personnalisé sur le hayon ne font que renforcer cette impression.

Le fond et la forme

Même si elle parvient à se distinguer nettement sur la forme, la nouvelle Leon partage sa plateforme technique avec la Golf et l’Audi A3. Résultat, la belle grandit de 10 cm en longueur (4,37 m) pour se hisser parmi les grands gabarits de la catégorie. Pour affirmer ce parti pris, la version trois portes disparaît du catalogue. La version break est quant à elle reconduite. Cette croissance offre au conducteur et à ses passagers un large espace à vivre. De quoi profiter pleinement de la présentation intérieure. Ici, Seat a fait le choix de l’épure. Nous sommes à la limite du minimalisme. Le contraste avec la douce folie de l’extérieur est saisissant. L’idée est de faire ressortir les équipements technologiques sans alourdir la proposition.

Ce choix n’a pas été fait au détriment de la qualité d’assemblage et du niveau de finition qui, eux aussi, s’améliorent grandement au point de se hisser au niveau, excellent, de la Golf. L’arsenal technologique impressionne également. L’instrumentation digitale fait son apparition au côté d’un vaste écran 10 pouces. Outre la navigation 3D, un système de commande vocale a aussi été intégré… avec plus ou moins de bonheur. La reconnaissance mérite d’être améliorée. Une carte eSim est au programme, pour une connectivité complète. Android Auto et Apple CarPlay sont de la partie.

Richesse et plénitude

Jamais la Leon n’aura proposé un aussi large choix de moteurs. Le catalogue s’ouvre sur le 3-cylindres essence de 110 ch (21 370 €). Un 4-cylindres de 150 ch décliné en version à cylindres désactivables et à micro-hybridation suit (29 500 €). Côté diesel, on retrouve le 2 l TDi en 115 et 150 ch (24 870 € et 30 420 €). Une déclinaison hybride rechargeable (60 km d’autonomie en tout électrique) arrivera à la rentrée 2020, peu de temps avant un moteur GNV (gaz naturel). De quoi profiter pleinement d’un châssis exceptionnel et d’un comportement dynamique et sûr. Pas de doute, la Leon peut aujourd’hui regarder la Golf dans les yeux.